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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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B A TI ME N S NOUVEAUXdes plus faciles. Une foule de bateaux à vapeur ont ce mouve-ment. Le gros bâtiment défensif à vapeur de New-York se meutde celte manière. Le paquebot qui fait maintenant la tra-versée journalière du Havre à Honfleur , est tellement maîtrede toute espèce de marche au moyen de sa machine à feuqu'il fait retourner subitement en sens contraire, tantôt les deux 5roues pour marcher avant ou arrière ; tantôt une roue seulementpour virer de bord ; et il arrête à volonté la moitié , le quartles trois quarts de la vitesse de son mouvement. 5

Quant à placer un armement aussi considérable que possibleà l’avant et à l'amère , c’est une manière d’armer les bâtimensde guerre, qui aujourd'hui est pratiquée sur plusieurs vaisseauxou frégates de nouveaux modèles. Celte méthode paraît être gé-néralement regardée comme préférable à l’habitude ancienne delaisser ces parties importantes à peu près désarmées. Or il estévident qu’un bâtiment à vapeur, non-seulement s’y prêteraaussi-bien qu’un autre , mais qu’il offrira même à cet égard unecommodité toute particulière , puisque la mature et le gréementn’occuperont pas les emplacemens des bouches à feu, et queleur absence permettra, si on le veut, de placer des pièces à uneplus haute élévation , pour une même grandeur de naviretout en conservant une stabilité plus grande.

Emplacement des roues motrices.

Si on place deux roues motrices à l’extérieur, elles serontexposées aux accidens et aux coups de l’ennemi. Si on place uneroue unique dans un canal intérieur, elle y sera convenable-ment préservée ; mais le canal exigera une attention particu-lière, pour que la construction du bâtiment soit liée dans toutesses parties avec solidité.