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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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FAITS FOUR LES NOUVELLES ARMES . 3?.3

le pont. 2°, Que de quelque près qu’on se batte, meme à portéede fusil, et quelque haute que soit la batterie la plus élevée d’unvaisseau, le feu de ce vaisseau ne saurait plonger un autre bâ-timent, que sous un angle tellement aigu, qu’une résistancetrès-ordinaire opposée à un boulet, fera nécessairement l’ico-cher ce boulet sans enfoncer le pont.

Sabords .

La hauteur des sabords au-dessus de la mer, serait pour lestrois epèces de bâtimens, ainsi qu’il vient d’ètre dit, assezgrande pour qu’on pût combattre par les gros temps. La hauteurdes sabords au-dessus du plan inférieur de la batterie, pourrait,par le moyen des affûts, être plus grande quelle ne l'est au-jourd’hui : ce qui pour une même hauteur de batterie du côtéde la mer, donnerait moins de muraille au-dessus du sabord ,et par conséquent moins d’œuvre - morte en vue de l’ennemi.Si on veut se procurer cet avantage, il faudra donner à l’affûtque nous avons décrit au chapitre XXXIII, un châssis à ai-guille en remplacement de la simple aiguille. Ce châssis sera parlui-même très-commode pour la circulation latérale \ il serafacile à faire et à employer ; et il sera ici indispensable , car sion se contentait de hausser les flasques de l’affût pour ne pasemployer de châssis , on aurait alors une bouche à feu tropélevée au-dessus de sa base, et le système aurait trop peu destabilité (i).

Les sabords devront avoir la largeur qui sera donnée par la

(i) Il n’est pas besoin de dire, qu’en donnant un cliassis à l’affût, celui-ci devra, enconséquence, recevoir quelques légères modifications : que par exemple, au lieu deirous pour embarrer dans les roulettes , il faudra une tête de treuil placée en dehorsdes côtés du châssis , etc.