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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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FAITS POUR LES NOUVELLES ARMES. 3a5sur les bâliinens de la marine existante. Il faut examiner main-tenant , si par leur position à bord des nouveaux bâtimens pro-posés , et par la construction de ces bâtimens, les canons àbombes pourront y être employés avec assez de justesse.

i°. Les batteries flottantes destinées à la défensive, étant desbâtimens presque immobiles, on y trouvera pour le service del’artillerie une plus grande commodité et une plus grande jus-tesse de tir, que sur les bâtimens ordinaires.

2 . 0 . La nouvelle frégate proposée, étant coupée pour marchervite sera mobile; mais d’un autre côté, n’ayant que peu oupoint d’artillerie dans le haut, et ayant dans sa batterie principaledes pièces plus lourdes, elle pourra par cette circonstance, êtremoins en proie aux balanceinens considérables; à quoi il con-vient d’ajouter, qu’elle offrira les plus grands avantages pour leservice de son artillerie, lorsqu’étant mise en mouvement parune machine à feu, elle ne présentera presque plus de voiles etde mâture à l’action des vents.

3°. Enfin, le petit navire â vapeur aura pour la justesse deson artillerie, l’infériorité résultant de sa mobilité dans les agi-tations de la mer; mais d’un autre côté, sa propriété de necombattre que de l’avant ou de l’arrière , sera favorable encela, que l’artillerie n’y éprouvera ses principales contrariétésque par le tangage, tandis que sur les bâtimens ordinaires ,l’artillerie qui est sur les flancs, est fortement contrariée parle roulis ; or le roulis produit sur la direction des bouches àfeu des changemens d’angles d’inclinaison, qui dérangent beau-coup plus la justesse du tir, que ne peuvent le faire les plusvifs mouvemens du tangage (i).

(i) Los inconvéniens du roulis et du tangage, doivent sans doute être pesés avec at-