FAITS POUR LES NOUVELLES ARMES. 345pas a regretter, puisqu’elles nous laisseront encore clans une sidéplorable infériorité relative? et combien avec une prodigalitémoindre , n aurait-on pas un résultat tout différent par le sys-tème proposé ?
Ce système, il est vrai, demandera pendant la guerre desbâtimens plus nombreux |( car on voudra obtenir par leur nom-bre , la force qui vient aujourd’hui de leur grandeur) ; mais desbâtimens plus petits se bâtiront plus vite ; on pourra ne lesconstruire en grande partie qu’au moment des hostilités •, etil ne faudra plus pendant la paix des dépenses presques égalesaux dépenses de la guerre.
Les constructions d’ailleurs, ne demanderont plus d’énormesquantités et des qualités extraordinaires de bois, de métaux ,de mâts, de voiles et de cordages ; il suffira des ressources dupays et l’on n’exportera plus autant d’argent pour importerde l’étranger des forêts tout entières (1).
Ainsi le nouveau système donnera plus de force avec desmoyens moins coûteux. L’économie grande par le personnel etpar la moindre durée des préparatifs, sera grande aussi : par lesdimensions du matériel ; par les magasins ; par les chantiers 5et par les divers établissemens maritimes de toutes espèces, quedes constructions moins colossales, permettront de faire surune échelle moins immodérée. Il ne faudra plus creuser de cesbassins à hauts-bords , que la nature offre si rarement et quel’art fait payer si cher \ et la France , par exemple , qui aujour-d’hui possède à peine cinq ports où il soit possible d’armer ses
(') ta grandeur des nouveaux bâtimens ira en diminuant à mesure qu’on perfec-tionnera les nouvelles armes ; car on sera moins en proie à leurs violens effets destruc-teurs , en se dispersant sur plusieurs navires, qu’eu s’agglomérant sur un seul.