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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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35a BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,

En 1732 on introduisit pour la première fois dans l'artilleriefrançaise un obusier. Cet obusier fut celui de 8 pouces : résul-tant d’essais faits précédemment du mortier ordinaire de 8pouces , monté sur une espèce d’affût de canon, pour tirer àricochet, dans les sièges. L’essai des bombes à ricochet avaitété commencé peu de temps après l’introduction des boulets àricochet par Yauban. En 1749, il n’y avait encore en France que trente-neuf obusiers (1).

A Fontenoi (1745) nous n’avions pas encore d’obusiers decampagne, et les ennemis en avaient qui leur furent utiles. En1762 on vit à Burkersdorf, le grand Frédéric rassembler surune seule position , quarante-cinq obusiers de campagne.

Enfin , en 1765 , M. de Gribeauval fit le premier obusierde campagne français . Il en existait cent treize en 1787.C’est l’obusier de 6 pouces actuel, dont l’extrême faiblesse aprovoqué pendant la guerre , tant de plaintes justementfondées (2).

On pourrait citer aussi plusieurs essais et quelques perfection-nemens, faits dans divers pays relativement au tir des projec-tiles creux. On avait remarqué en i638 , en 1709, en 1747?et finalement en 1763, que la charge de la bouche à feu allume

( 1 ) Voyez pour plus de détails ce qui est cité aux chapitres vingt-troisième et vingt-quatrième du corps de l’ouvrage.

(2) Loin de nous l’idée absurde d’attaquer une réputation aussi respectable que celledu restaurateur de l’artillerie française, et on pourrait dire de l’artillerie européenne;mais quel que soit notre respect sincère pour M. de Gribeauval et notre admirationpour les très - grands services qu’il a rendus , nous avons encore plus de respect etd’admiration pour la vérité.