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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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354 BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,

bataille} puis sur le tir des obus dans des obusiers moins légersque ceux en usage , et aussi sur des obusiers plus longs j puissur ce même tir dans des canons de siège rendus moins longset moins lourds, etc. La question d’avoir des obusiers de bonservice, était encore si peu résolue en 1800, que le comité d’ar-tillerie écrivait alors au ministre à ce sujet. « Ici il 11’est pasquestion de changer , il faut créer. » Et il y avait en effet de sigrandes imperfections à corriger à cette époque si récente, quec’est seulement en 1801, qu’on a cessé de mêler de la ten’e avecla poudre enfermée dans les obus.

En i 8 o 3 , on condamna nos débiles obusiers de 8 pouces etde 6 pouces , et on adopta pour les batteries de campagne , unobusier ayant le calibre des canons de 24 (5 pouces 7 lignes).Mais cet obusier nouveau eut encore une partie des inconvé-niens des anciens : point de justesse \ peu de portée -, trop peude poids pour ne pas tourmenter son affût 5 un projectile ex-centrique trop léger 5 et d’ailleurs un calibre trop peu considé-rable , pour convenir dans le cas où il faut produire de grandseffets et une forte explosion (1).

Ces divers inconvéniens furent tellement démontrés parl’usage, que dès 1806, et postérieurement jusqu’à la fin de la

(1) On adopta aussi en l’an XI, un canon court de 24, auquel il a été fait depuisbeaucoup de reproches. Ce canon était en effet : trop fort pour ne lancer que des obusde24; trop faible pour lancer des boulets massifs; trop lourd pour la campagne; tropléger pour le siège ; et il ne convenait parfaitement dans aucune circonstance. Il eûttoutefois rendu de bons services pour la défense des places ; mais cette bouche à feufut jugée encore plus défectueuse qu’elle ne l’est réellement, parce qu’on en coula uncertain nombre avec de très-mauvais bronze , et parce qu’on voulut la faire servir àbattre des murailles en brèche. Elle a été abandonnée avec raison.