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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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36o BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,

Nous concluerons de ces observations diverses :

i°. Que le poids d’un obusier, au lieu d’être un minimum,doit être le maximum de ce qui est possible.

2 °. Que le poids d’un obusier, doit être égal ;à celui des ca-nons, avec lesquels cet obusier est destiné à marcher.

3°. Que par conséquent, l’obusier de campagne de la batteriede division , doit avoir le poids du canon de campagne de di-vision ; l’obusier de campagne de la batterie de réserve, le poidsdu canon de campague de réserve} l’obusier de siège, un poidségal à celui des canons de siège ; l’obusier de côte et de marineun poids égal à celui des canons de côte et de marine.

Quelle doit être la forme d’un obusier?

I

La forme d’un obusier doit elle être allongée comme celled’un canon, ainsi qu’on le voit en Russie ? ou doit-elle êtrecourte comme celle des mortiers , ainsi qu’on le voit ailleurs ?c’est une question qui se résoudra d’elle-même en la posant dela manière suivante :

Ayant pour former un obusier la quantité de bronze néces-saire (celle qui est ci-dessus déterminée), convient-il de roulerce bronze autour de la pièce pour augmenter ses épaisseurs audelà de ce qu’exige la résistance ? ou convient-il de placer le

en les tirant sous des angles élevés; mais qu’elle différence de justesse , d’un obus quiarrive d’en haut presque comme une bombe, ou d’un obus qui rase la terre comme unboulet ! qu’elle différence pour le tir à mitraille! qu’elle différence pour la fatigue del’affût; pour la vitesse, pour le choc, pour l’enfoncement de l’obus, etc. ! Sans douteil faut quelquefois tirer à faible vitesse; mais quelquefois aussi il faut tirer de pleinfouet fortement; or le meilleur obusier n’esl-il pas celui qui donnera la faculté desatisfaire à volonté, et, suivant les cas, à l’une ou à l’autre de ces deux conditions?