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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DE COTES ET DE CAMPAGNE. 365

du centre de figure; quand ils sont d’une fonte aigre et cassante ;quand ils ont une fusée qui déborde trop la surface du projec-tile, ou qui n’est pas sûre pour le feu et solidement fixée ; quandils ne sont pas pleinement chargés de poudre; enfin quand ilssonttirésavec de trop faibles charges, dans de trop courtes bou-ches à feu. Chacune de ces circonstances exige donc un examen,et s’il y a lieu une amélioration. Voyez à ce sujet ce qui est di tau chapitre XXXI.

La charge de poudre convenable à des ohusiers allongéspeut varier suivant l’effet qu’on veut produire ; mais dans tousles cas, avec des ohusiers pesant de 70 à 80 fois le projectile,la charge maximum pour tirer de plein fouet à grande portéeet pour tirer à mitraille , paraît ne pas devoir outre-passer toutau plus le sixième du poids du projectile chargé. Voyez cha-pitre XXXII (1).

Pour faire en sorte qu’avec une même charge de poudre onait un moindre recula il faut que la chambre de l’ohusier aitété faite de manière à employer des gargousses un peu allongées;et il convient dans ce même but, de laisser moins d’intervallequ’on n’en laisse ordinairement, entre la gargousse et les paroisde la chambre. Ces deux moyens concourront l’un et l’autre àrendre moins instantanée l’inflammation de la charge , inflam-mation dont la rapidité est une puissante cause de réaction.

Pour pouvoir employer à volonté des charges de diversesforces dans une même chambre d’obusier, le moyen le plus

( 1 ) Si un sixième paraît une charge faible , il faut considérer que nous parlons icid’obusiers ayant un vent réduit aux deux tiers du vent ordinaire, ce qui ne laisseéchapper que les quatre neuvièmes de la quantité du fluide qui s’échappe avec lesohusiers anciens. Cette différence est considérable pour l’action et pour la réactionque produit la charge, surtout avec des bouches à feu allongées et des obus lourds. Lacharge du sixième est d’ailleurs plus que double de celle des anciens obusiers.