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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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564 BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,

simple est d’avoir des gargousses qui aient toujours les mêmesdimensions extérieures-, mais qui étant complètement rempliesde poudre pour la charge maximum , soient composées pourles autres charges, en partie de poudre et en partie d’une autresubstance quelconque, ce qui peut être fait de plusieurs ma-nières (1).

Dans les sièges et dans les places on peut varier les chargesà volonté ; mais en campagne la possibilité de celte variationest assez restreinte à cause du chargement des caissons, et l’on

(i; Le moyen ordinairement employé pour augmenter le volume d’une gargoussequi contient peu de poudre, est de compléter ce volume avec de la sciure de Lois outoute autre matière, et c’est ce qui se pratique dans les Laiteries à ricochets , oii ilfaut employer des charges tellement faibles, que la gargousse ayaut le diamètre ducanon serait trop plate pour s’v Lien maintenir sous la lumière, si on n’en aug-mentait pas la longueur de quelque manière. — Ce moyen peut également être em-ployé pour donner à la faible charge des obusiers la même forme qu’à leur fortecharge, afin que la chambre soit Lien remplie et la gargousse Lien maintenue dansun cas comme dans l’autre.— La sciure de Lois, le son , la terre desséchée, lecharbon, le foin , la laine, le crin , la bourre, l’étoupe ou 1oute autre substancequelconque peuvent également convenir ; les matières légères et peu hygrométriquesseront préférables à dautres. — On peut imaginer plusieurs manières de réunir oumêler la gargousse de poudre avec le supplément de volume; la plus simple sera lameilleure ; elles seront presque toutes bonnes dans l’attaque et la défense des places ,ou la gargousse est employée aussitôt qu’elle est confectionnée; mais pour les cais-sons d’obusiers de campagne il faut un peu plus de précaution ; voici pour ces cais-sons, trois méthodes qui pourraient être essayées : — 1 °. Mêler de la paille hachée ou-du charbon pilé , etc. , avec la poudre dans la gargousse ordinaire. — 2 °. Allongerla gargousse de la faible charge , au moyen d’un cylindre de bois réuni à cette gar-gousse. — 3o. Allonger la gargousse de la faible charge par un cylindre de pailledroite , sèche et ficelée, qui sera facilement réuni à la gargousse, soit par unebande de papier collée, si la gargousse est en papier, soit par une ligature en ficelle, sila gargousse est en serge. — Le cylindre de paille droite nous paraît être le meilleurmoyen pour tous les cas; ce cylindre serait léger , facile à faire, peu coûteux ,durable , et il ne laisserait probablement que peu ou point de résidu dans la pièce.Au surplus c’est à l’expérience à décider.