388 BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,
7 et longs, ayant des obus concentriques d’une pesanteur spé-cifique suffisante \ ayant un faible vent -, et pouvant tirer à fortescharges’, lanceront les corps creux, avecjustesseetavec force, dansles terres qu’on voudra disperser au moyen de leur explosion.
Ces mêmes obusiers-canons, pourront de plus servir très-utilement à divers autres usages, et même suppléer aux groscanons, soit par le tir vigoureux de leurs obus lancés de pleinfouet avec une grande vitesse, soit par le tir de leur mitrailleabondante à grande portée. De sorte qu’au moyen des obusiersattachés aux batteries de l’armée assiégeante, on pourra aubesoin, commencer les opérations d’un siège avec l’artillerie decampagne, et même les pousser, avec cette espèce d’artillerie,jusqu’à l’établissement des batteries de brèche, qui deviendrontles seules pour lesquelles il faudra indispensablement du groscanon. Et il n’est pas besoin de dire ce qu’on gagnera pour l’at-taque d’une place, lorsqu’on aura pour faire arriver les groscanons de siège , tout le temps qui s’écoule ordinairementjusqu’au couronnement du chemin couvert.
Mais une bouche à feu qui sera d’un effet extrêmement re-marquable pour l’attaque des places, et qui sera d’un excellentservice, tant pour le tir à ricochet, que pour le tir de pleinfouet : ce sera le canon à bombes du calibre de 80, ayant lepoids du canon de il \, et tirant avec force et avec justesse labombe ou obus de 8 pouces. Examinons quels pourront êtredans un siège les différens emplois, que cette nouvelle boucheà feu, sera susceptible de recevoir.
Quand on voudra atteindre à de très-grandes distances pourbombarder, incendier ou rendre une position quelconque inhabi-table, le canon à bombes tirant à fortes charges sous les angles