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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DE COTES ET DE CAMPAGNE. 58q

de 12 à i5 degrés, lancera son projectile à d’immenses portées-,et une bombe qui arrivera sous une direction moins plongean-te, sera plus redoutable et détruira plus d’objets sur son pas-sage, que ne peut le faire cette même bombe lancée par unmortier et tombant dans une direction verticale (i).

Dans les batteries à ricochet : le canon à bombes tirant àfaible charge aura, par sa longueur, son vent réduit, etc., unejustesse égale à celle des canons ordinaires; et il fournira parle calibre de son projectile creux, les effets d’explosion dela bombe du plus gros des obusiers actuels (2).

Une batterie à ricochet étant placée sur le prolongement d’uneface d’ouvrage : les canons à bombes qui se trouveront danscette batterie, pomront, quand on le voudra, lancer de pleinfouet, avec force et justesse, leur projectile dans la partie du mas-sif du parapet, qui est perpendiculaire à la face ricochée et qui

( 1 ) Rien n’empêchera que cette même bouche à feu ne soit tirée sous les grandesamplitudes de [\o à /|5 degrés, pour obtenir , soit la chute verticale, soit le maximumde portée, lorsque la circonstance le demandera : il suffira demettre le canon à bombeshors de son affût, dans un trou en terre , appuyé sur une semelle de bois à saculasse ,et sur deux piquets à sa volée; ce sera alors un mortier allongé qui aura infinimentplus de justesse et de portée que les mortiers ordinaires.

' 2 ) Le tir des obus ensabottés, offre peut-être ici quelque inconvénient, à cause des éclatsde sabots , qui, tombant avec assez de force en avant de la pièce, peuvent incommoderles travailleurs s’il y en a. Mais il se présente à cet inconvénient plusieurs remèdesentre lesquels on peut choisir suivant les cas : i°. Tirer sans sabot j 2 °. Placer, quandfaire se peut, la batterie en avant des travailleurs, ou sur la mêmeligne ; 3°. Employerau lieu de sabot, un cylindre de paille ficelée qui servira de conducteur à l’obus dansla pièce. On pourrait fixer sur le sabot de paille ou de bois, 3 à 4 éclisses légères en boisou en carton, qui placeraient le centre de l’obus dans l’axe du canon, comme on l’yplace dans les mortiers. Un sabot fait avec de la paille droite , serrée et ficelée, serafacile à faire , et il sera convenable, sous tous les rapports , tant pour les batteries àricochet, que pour la défense des places, en tirant par-dessus les chemins couverts.