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la couvre. Cette partie de parapet étant bientôt déblayée, parl’explosion réitérée des obus ou bombes de 8 pouces : l’inté-rieur de l’ouvrage se trouvera tout à coup mis à découvert; laface ricochée sera vue et enfilée dans toute sa longueur; lestraverses auraient promptement le même sort ; et l’assiégé ,par conséquent, ne pourra plus occuper son rempart, qu’en s’ymontrant de la tête aux pieds.
C’est ici une attaque d’un genre nouveau, qui peut changerconsidérablement les facultés de la défense. Et si l’on pouvaitdouter de l’effet de l’explosion des bombes de 8 pouces, pourdéblayer un massif de terre : il suflirait de se rappeler que cesbombes renferment 65 onces de poudre, et qu’un obus de 24qui en contient seulement t5 à 16 onces, a produit seul, dansune épreuve à Yincennes, une excavation de trois pieds dediamètre (1).
Cette propriété de pouvoir déblayer les masses couvrantespar l’explosion des bombes tirées de plein-fouet horizontale-ment, trouvera de fréquentes applications dans la guerre desiège. Bousmard a proposé de raser par ce moyen les ouvrages en
(1) Pour apprécier par un fait positif ce que peut l’explosion <Ies obus contre lapartie en terre des fortifications , les Prussiens firent à Glatz , en 1810, l’épreuvesuivante : — Rempart en terre épais de 20 pieds , haut de 18 pieds , talus de i5 degrésavec la verticale. — On tira à la distance de 64 toises, 6 obus de 6 pouces et 28 obusde 24. — 4 Obus de 6 pouces et 22 de 2q éclatèrent dans le rempart. — Le résultatfut une brèche large de 2.4 pieds en bas , 8 pieds à la crête , et d’une pente « facile àmonter même pour la cavalerie . » — Or il faut remarquer que les obus de 6 pouceset de 24 ne contiennent qu’environ le quart de la quantité de poudre qui entre dansun obus de 8 pouces. — Ce fait est tiré de l’ouvrage allemand du général Scharnorstqui a fait l’épreuve. — Il y en aurait une foule d’autres à citer. Voyez ceux que nousavons rapportés au quatrième livre.