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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DE COTES ET DE CAMPAGNE. 5 9 i

terre, en employant des mortiers places sur des affûts de canon *mais ce qu’il demande à ce sujet serait difficilement praticable,et ce qu’il a dit renferme quelques erreurs.

D’abord les mortiers n’ont pas une forme qui permette qu’onles emploie, ni sur les affûts de canon tels qu’ils sont, ni sur desaffûts semblables : pour s’en convaincre il suffit de regarder unmortier et un affût de canon. D’un autre coté, les mortiers ontun poids trop faible, comparativement à celui de leur projectile,pour être tirés de la sorte, sans briser sur-le-champ les affûtsqu’on leur donnerait, même en tirant à charge très-modérée.

Ensuite les vitesses et les enfoncemens, attribués par Bous-mard, aux bombes lancées dans les terres avec les charges qu’ilindique, sont infiniment exagérées, et jamais ni les mortiers niles obusiers de 8 pouces , tels qu’ils existent aujourd’hui, nepourraient avec ces charges, enfoncer leurs bombes de troispieds dans les terres affermies d’un ancien ouvrage , ainsi qu’ille croyait praticable.

Enfin, il y aurait impossibilité à servir des batteries arméesde mortiers courts, montés sur affûts de canon, à une grandeproximité de Fobjet battu, ainsi que le propose Bousmard :parce que ces batteries, avec les énormes embrasures qu’ellesexigeraient, auraient leurs canonniers détruits en un instant,soit par le feu de l’assiégé, soit même par les éclats de nos pro-pres bouches qui reviendraient continuellement contre les em-brasures. C’est vraisemblablement hors de la portée de ceséclats meurtriers , et sans aucun doute avec des pièces quin’exigeront que des embrasures de dimensions ordinaires qu’ilsera possible d’employer utilement dans les sièges le tir hori-zontal des bombes.

Bousmard avait donc été dans l’erreur en croyant avoirtrouvé dans le matériel de l’artillerie existante, un moyen d’al-