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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DE COTES ET DE CAMPAGNE. 5g5

attaqué delà sorte seraient inabordables.Ce serait là toute autrechose ( contre le personnel des assiégés) que des boulets isolésse succédant de loin en loin , un à un ; et la défense deviendraitencore plus difficile qu’elle ne l’est déjà, dans toute espèce defortification à ciel ouvert (i).

Il n’y a point de motifs pour que ce tir ne réussisse pas, si,après avoir été préalablement l’objet de quelques expériences,il est exécuté avec intelligence et discernement, à une distanceassez rapprochée, et avec la charge de poudre, les numérosde balles , et les diverses précautions de détail que l’expérienceaura fait juger convenables (2).

On sent combien la mitraille a ricochet deviendrait redou-table, si dans un siège voisin de la mer, l’on faisait arriverquelques-uns des gros canons à bombes de marine du calibrede i 5 o ou 200, qui d’un seul coup et en temps utile, feraient

(1) L’approvisionnement des balles de fer est un des plus faciles à employer et àtransporter à la suite d’un équipage de siège. La dipersiondes balles serait grande sansdoute, mais un bastion est grand aussi. La masse principale de cette mitraille tombe-rait sur le terre-plein assiégé, et le reste ne serait point perdu en tombant dans les che-mins couverts, dans l’intérieur et dans tous les environs de l’ouvrage, lieux où setrouvent sans cesse les défenseurs de la place. La mitraille à ricochet n’aurait pas lafaculté de briser les affûts et les plates-formes de l’ennemi ; mais elle n’est point iciproposée comme moyen exclusif, et étant alternativement employée avec le tir à ri-cochet des obus qui détruiront le matériel, elle serait spécialement propre à faireparmi le personnel de très-grands ravages , et à y porter le découragement.

(2) Un des moyens de rendre la dispersion des balles moins grande, serait de lesplacer dans un panier d’osier serré, ou mieux encore dans un léger baril cylindriquecerclé en forte tôle de fer, et posé sur un culot en bois qui remplisse le raccordemententre l’âme et la chambre de la pièce. Nous avons fait avec quelque succès en 180g eten 1811, l’essai de ce moyen dans des mortiers, et la réussite, sous le rapport de lanon-dispersion, serait beaucoup plus certaine dans les canons à bombes, à cause deleur longueur infiniment plus grande que celle des mortiers.

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