3g4 BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,
tomber à ricochet dans l’ouvrage attaque, 3oo à 4oo livres degros cailloux ou de grosses balles de fer.
CHAPITRE SIXIÈME.
Défense des places. Emploi des projectiles creux dans cettedéfense. Modifications devenues nécessaires dans Vartil-lerie des places. Question des feux verticaux.
Les obusiers aujourd’hui en usage ne sont employés qu’entrès - petit nombre dans l’armement des places (i). Les pro-jectiles creux cependant seraient les plus utiles contre lestravaux en terre de l’assiégeant. Mais, dans les obusiers telsqu’ils existent, la bouche à feu est si loin d’avoir autant dequalités que son projectile ; elle est si courte; elle a si peu deportée , si peu de justesse et tant de recul ; il lui est si im-possible d’être chargée sur des affûts élevés pour tirer sans em-brasures , et elle est si peu propre à être placée derrière lesembrasures où elle n’entre pas ; que c’est à défaut de pouvoirmieux faire , qu’on a donné jusqu’ici peu d’importance, dansla défense des places, au tir des projectiles creux, qui cepen-dant serait de tous le plus convenable, pour cette défense.
Rien, en effet, n’est plus propre à disperser les terres d’unebatterie nouvellement construite, que l’explosion des obus dans
(i) D’après les états réglementaires d’armement actuellement en vigueur, il ne doity avoir que 6 obusiers en tout dans une place armée de 84 bouches à feu, c’est-à-direun quatorzième de l’armement, et proportionnellement pour les armemens plus oumoins considérables. Voyez l’Aide-mémoire d’artillerie, etc.