5f>C> BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,
qui ne soient pas non plus nos gros canons à la fois insuflisanset surabonclans ; c’est-à-dire, qu’il faut des bouches à feu nou-velles. Or , peut-être pensera-t-on que les obusiers - canons ,décrits dans les chapitres précédens , sont précisément l’espècede bouche à feu qui sera convenable.
En effet, au moyen de ces bouches à feu, qui auront autantde mobilité que les pièces de bataille , et qui se chargeront dela même manière, on aura les avantages suivans : — Facultéd’employer la pièce, soit sur un affût élevé en dominant bien leparapet, soit sur un affût roulant en se présentant bien auxembrasures. —Faculté de tirer avec une forte ou avec une faiblechai'ge, à volonté, et toujours (même dans le premier cas) con-sommation peu considérable de poudre. — Tir de plein-fouet,ou roulant, ou ricochant, ou par plongées, comme on levoudra. — Recul modéré quand on ne voudra pas employerdes charges inutilement trop fortes. — Portée et justesse pres-que égales à celles des plus gros canons. — Rapidité de tir.— Emploi d’un petit nombre de canonniers. — Effet d’explo-sion des obus dans le massif des batteries de l’assiégeant et aumilieu de ses travailleurs. — Mitraille d’une grande abondanceet d’une grande portée. —En un mot, ces obusiers auront deseffets qui, étant puissans comme ceux des canons de siège, res-treindront de beaucoup la nécessité d’employer ces gros canonsdans les places ; et qui, étant bien plus appropriés aux besoinsde la défense , seront obtenus par un service aussi économiqueet aussi commode que celui des canons de campagne.
Il ne serait donc nullement hors de propos de nous étendre ici,sur la manière dont les nouveaux obusiers longs pourront êtreemployés à la défense des places ; et en traitant ce sujet, qui