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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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3 9 8 BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,

étant bien employée, comme pièce de réserve , pourrait pro-duire de très-grands effets pour la défense (i).

Si donc, au lieu de se borner à énoncer simplement ces deuxpropositions ( et à les préciser par les indications sommaires quisont en note), on les exposait avec tous les développemensdontelles sont susceptibles : peut-être démontrerait-on, d’une ma-nière évidente, que les nouveaux obusiers proposés, offrent une

nulle part quand il n’y aura que des coups à recevoir; et ses feux ne seront jamais entiè-rement éteints.—Enfin l’obusier-canon de 24 satisfaisant à lui seul, à la plus grandepartie des conditions que remplissent imparfaitement les canons de siège, les canons debataille, et les obusiers de différens calibres, qui causent aujourd’hui une si grandecomplication dans l’armement des places , cet obusier pourra (sauf quelques canonstoujours nécessaires) remplacer peu à peu toutes ces bouches à feu si diverses; d’où ilrésultera une simplification , une commodité, et une économie de moyens, qui procu-reront une foule d’avantages.—Nous ne donnons pas ici l’affût de place élevé etroulant convenable à l’obusier - canon de 24, afin de ne pas surcharger encore lesdétails déjà trop nombreux de cet ouvrage ; mais on conçoit de suite que, si uncanon de 24 qui pèse 56oo livres peut être élevé à la hauteur des embrasures parun affût de siège roulant, il est peu difficile d’élever jusqu’à la hauteur du parapet,sur un affût de place roulant, un obusier long de 24 qui ne pesera que 1200 1.

(1) Voici quelques motifs à l’appui de cette seconde proposition : — Cet obusier( voyez sa description, etc., aux chapitres précédens ) pesant plus que le double de celuien usage , pourra employer, quand on voudra le tirer de plein - fouet, des chargesde poudre qui lanceront son projectile avec force et justesse. — Il jouira en partiedes avantages de l’obusier-canon de 24. — Ne pesant guère plus qu’un canon desiège de 8, il pourra être employé sur un affût qui sera mobile quoique élevé. — Soneffet sera beaucoup plus redoutable (àcause de l’explosion de son obus comme fougasse)que l’effet des plus gros canons. — Cet obusier serait particulièrement employé : A fairearriver, en ricochant, des projectiles à grande explosion sur les travaux importansdérobés à la vue ; à lancer par le tir direct de plein-fouet, de gros obus dans la terredes cavaliers de tranchée, et des batteries de l’assiégeant, qui se montrent en reliefau-dessus du sol, ce qui les aura promptement bouleversé ; à produire ce memeeffet contre l’épaulement des passages de fossés; à lancer une mitraille extrêmementabondante aux instans et dans les lieux convenables ; par exemple, contre 1 attaquedu chemin couvert de vive force , contre l’escalade , contre les assauts, et c.