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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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^oo BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,les unes des autres -, que le temps qu’il a été obligé de perdreen lutles pénibles, . pour l’adoption des améliorations les plusurgentes ( mobilité de l’artillerie de campagne , fabrications ,armes portatives, etc.) a empêché qu’il ne pût compléter sonexcellent ouvrage -, et que depuis M. de Gribeauval , la guerrea donné trop d’occupation , pour qu’il ait été possible de s’oc-cuper avec persévérance de cet objet. Ce n’est donc pas ce qu’afait M. de Gribeauval que nous nous permettons de critiquer ;c’est au contraire ce qu’il a condamné , sans avoir eu le temps dele refaire.

La seule amélioration réellement importante , qu’ait faiteM. de Gribeauval clans l’artillerie défensive ; c’est l’introductionde l’affût élevé, qui permet de tirer de nuit avec quelque jus-tesse, et qui dispense d’employer de profondes embrasures,c’est à dire, de détruire pour pouvoir se défendre, le principalmoyen de la défense (i). Excepté ce changement, l’artillerie dé-fensive est à peu près encore, dans ses élémens principaux, cequ’elle était avant que les procédés de l’attaque fussent devenusce que les a faits Vauban . Or comment aurait-on pu, à moinsd’un hasard qu’il serait absurde de supposer, deviner, avant deconnaître ces procédés , quels seraient les meilleurs agens pourles bien combattre? Si donc on veut examiner avec attentionce qu’est aujourd’hui l’artillerie de nos places, il sera très-na-turel qu’on lui trouve de grandes imperfections : comment

(i) Sans doute beaucoup d’autres perfectionnemens, utiles à la défense, ont eu lieusous M. de Gribeauval ; mais ils ont porté sur les détails, et ils u’ont pas eu pourobjet le service des places plus particuliérement que tout autre service. Et une preuveque M. de Gribeauval sentait bien que l’artillerie de l’attaque n’est pas la plus con-venable à la défense ; c’est que déjà il avait assigné le gros canon de 24 aux seulséquipages de siège, et avait prescrit celui du calibre de 16 pour etre désormais leplus gros canon des places , etc.