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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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/,oa BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,

vient peu, devient, lorsque la place est prise, un moyen quiconvient beaucoup à l’ennemi, pour faire le siège de nos autresplaces. — Dans l’artillerie actuelle des places, on voit sur unmême rempart, et à côté l’un de l’autre : un canon du calibrede 8 qui a 2x70 livres de bi’onzç pour tirer un projectile dupoids de 8 livres, et un obusiér du calibre de 3 a qui n’a que65 o liv. de bronze pour tirer un projectile du poids de 24 liv. (x).— Enfin notre matériel de place n’ayant pas été primitivementconstitué pour sa destination spéciale, est incohérent , coxn-pliqué et insuffisant malgré sa surabondance ; il offre , à lavérité, quelques palliatifs et quelques remèdes plus ou moinsheureux ; mais ce ne sont qixe des palliatifs et des remèdes. Cematériel offre des moyens différens pour produire des effetssemblables ; il offre des moyens semblables pour produiredes effets qixi devraient èti'e différens ; et l’on n’y trouve : niuniformité, ni siinplicité, ni ensemble , ni rien de ce qui an-nonce l’unité de vue, l’idée dominante , la juste pi’oportion etl’appropriation à des convenances prévues , et calculées d’aprèsla natui’e des choses.

D’après ces considérations, on sent : que c’eût été parler del’artillerie des places d’ixne manière bien incomplète, que de s’êtreborné à examiner en quoi et comment des obusiers , soit an-ciens soit nouveaux, pourront être ixtiles à l’armement défensif.11 est de toute évidence qu’il faut ici remonter plus haut, etqu’il faut aller jusqu’aux principes eux-mêmes, d’api'ès lesquels

(0 II es t vrai que le canon qui pèse 260 fois son boulet est destiné à tirer de pleinfouet , tandis que l’obusier qui 11e pèse que 27 fois son obus est destiné à tirer à ri-cochet ; mais pourquoi tirer toujours et seulement à ricochet les obus , qui seraientle meilleur moyen de défense en les tirant de plein-fouet ?