no.'f BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,plongeant derrière un épaulement ; tir à chute verticale ? Sion y fait attention, on verra que l’artillerie peut tirer utilementde chacune de ces six manières, qui sont différentes, et qu’il estessentiel de distinguer.
Quels sont, suivant les circonstances, les projectiles qu’ilconvient d’employer? Car il y en a trois espèces: boulets massifs,projectiles creux , cartouches à mitraille.
Quels sont, suivant les circonstances, les bouches à feu , lesaffûts, les charges de poudre, etc., qui conviennent pour opéreravec le maximum de la simplicité et de l’uniformité possibles,ces six espèces de tir, avec ces trois sortes de projectiles?
Quels sont les emplacemens que doit occuper chaque partiedu matériel défensif : avant l’investissement ; à l’ouverture de latranchée -, et aux diverses époques de la défense ?
Jusques à quel degré l’artillerie des places doit-elle être ,et peut-elle être rendue mobile?
Jusques à quel degré cette artillerie doit-elle, et peut-elle,être servie sous des abris blindés ou casemates ?
Quelle doit être, et quelle peut-être, l’organisation des feuxdits verticaux ? etc., etc., etc.
Si toutes ces questions, au lieu d’être ainsi hasardées d’unemanière vague et incomplète, étaient convenablement posées ,peut-être mettraient-elles sur la voie, pour arriver à d’u-tiles solutions; car ce serait avoir déjà fait quelque chosepour trouver , que d’avoir établi avec précision ce qu’ilfaut chercher. Mais un tel sujet ne saurait être traitécomme une simple proposition incidente , à pi’opos d’unmémoire qui n’est relatif qu’à une espèce particulière debouches à feu; et cette matière est trop importante par elle-