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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DE COTES ET DE CAMPAGNE. 4o5

meme, pour n’être pas le principal et unique objet d’un travailspécialement entrepris sur l’artillerie des places (i).

Cependant, avant de quitter ce chapitre, nous allons dire unmot de la question des feux verticaux, dont on a beaucoup parlédans ces derniers temps. Cette question n est ni sans interet nisans importance ; et peut-être n’est-il pas déplacé d’en parlersuccinctement dans un chapitre relatif à la défense des places,et dans un ouvrage qui traite des projectiles creux. Nousallons donc essayer d’établir ces trois propositions : Que laquestion n’était pas neuve ; Que nous en avions présenté unesolution avant M. Carnot; Et que peut-être la méthode quenous avions proposée serait préférable a la sienne. Examinonssuccessivement ces trois assertions.

Premièrement, la question n’était pas neuve : puisque lesmortiers et les pierriers de l’artillerie, qui sont anciens, ont été

(i) J’avais essayé de recueillir des notes sur ce travail. La première rédaction enavait été faite en 1808. l'.n 1809 j’en avais extrait ce qui est relatif à l’emploi des feuxverticaux, et jel’avais présenté au ministèrede la guerre. E11 1814, une commission com-posée d’officiers généraux de l’artillerie et du génie, étant assemblée pour s’occuperde l’armement des places, j’avais donné mon travail entier, qui fut imprimé en jan-vier 1815, à 3o exemplaires ( Considérations sur l’état actuel de l'artillerie des places, etsur les améliorations dont elleparah être susceptible, in-If. Imprimerie royale, i8i5.)Les événemens de 1815 ayant dissout la commission, mes propositions ne furent pointexaminées. Elles consistaient principalement :—A remplacer la plus grande partiedes canons et des obusiers actuels dans les places, par un obusier allongé, ayant le ca-libre du canon de 24 , ayant le poids du canon de bataille de 8, ayant 9 calibres de lon-gueur d’âme, et ayant un affût à la fois élevé et roulant, qui ferait éviter les embra-sures et les barbettes, et transformerait le terre-plein entier en uneseule barbette ayant