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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DE COTES ET DE CAMPAGNE. 407

autre, dans aucun ouvrage connu, n’avait proposé les feux verti-caux comme offrantun moyen spécial à une époque particulièrede la défense, et comme ayant un objet positivement déterminé.11 est très-vrai aussi : qu’il n’avait été présenté aucune dispositionprécise , pour mettre les places en état de profiter, dans touteleur étendue, des avantages qui sont propres à cette espèce detir. Enfin, les feux verticaux avaient été appréciés à peu prèscomme ils avaient été employés, c’est à dire, vaguement, d’unemanière insuffisante, et sans objet important nettement défini.Si donc il est vrai que la question n’était pas neuve , il estégalement vrai qu’elle attendait une solution ; et ce qu’il y ad’essentiel dans les questions, c’est de les résoudre.

Secondement, nousdisons avoir proposé avant M. Carnot unesolution de la question des feux verticaux. Ce lait est bien peuimportant; mais quand un inconnu a été assez heureux, pouroffrir une idée utile, avant un homme dont la réputationcomme ingénieur est très-grande, il doit lui être permis dene pas laisser sans réclamation une telle priorité.

Or, c’est en 1810 que M. Carnot a publié la première éditionde son ouvrage, et c’est en 1809 que nous avons présenté au mi-nistère de la guerre, un travail détaillé fait depuis long-temps surcette manière de défendre les places; travail qui a été dès lorscommuniqué à MM. les généraux Lariboissière, Gassendi ,Ruty, Drouot, Evain, et à plusieurs autres officiers (1).

Nous sommes toutefois persuadé, que M. Carnot n’a point eu

( i ) Un rapport sur ma proposition fut fait alors par M. le lieutenant général Ruty.Ce rapport, qui fut loin d’être défavorable, doit exister dans les cartons du ministèrede la guerre , ainsi que mon manuscrit.