4oS BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,connaissance de notre ouvrage avant la publication du sien ; et laréclamation que nous faisons ici dans l’intérêt de notre droit, n’estnullement élevée contre les siens. 11 est naturel qu’une même idéevienne à deux personnes qui s’occupent d’une même question.
Troisièmement, nous croyons que la solution que nous avonsproposée aurait moins d’inconvénient, et quelle résoudrait plusconvenablement la question, que la solution présentée parM. Carnot. Voici d’abord l’analyse de la sienne.
M. Carnot propose d’employer des mortiers et des fusils pourtirer sous l’angle de 45 degrés, un nombre immense de petitesballes, qui retomberaient sur la surface du terrain exté-rieur, et qui, en frappant de leur chute les travailleurs de l’as-siégeant , feraient (d’après ses calculs) éprouver à celui-ci uneperte de 20,000 et même de 5o,ooo hommes en dix jours, parla seule action des feux verticaux. EtM. Carnot, pour obtenirun effet aussi extraordinaire, suppose (i ère . édition , page 520 , )« qu’on établisse seulement six mortiers de 12 pouces, sur le» rempart des deux bastions attaqués et de la demi-lune; c’est-« à-dire, deux sur chacun de ces ouvrages. » A quoi il ajoute,que la défense pourra s’accroître encore davantage : i°. en por-tant le nombre des mortiers à quatorze , et même à vingt-un ;2 0 . en faisant tirer l’infanterie en même temps que les mortiers ;3°. en s’abritant au moyen de blindages pratiqués dans le massifdes remparts.
Cette proposition est sans doute plus intéressante, qu’aucunesde celles de même nature, qui aient été publiées antérieurement;et telle qu’elle est, on pourrait en tirer un grand parti, pouratténuer beaucoup l’infériorité de la défense. Mais la méthodeofferte par M. Carnot est loin cependant de résoudre parfaite-