DE COTES ET DE CAMPAGNE. 409
ment la question des feux verticaux ; c’est ce dont011 pourrajugerpar les objections suivantes , auxquelles il serait difficile de bienrépondre autrement quen modifiant beaucoup son système.
i°. Si les petites balles en fer d’un quart de livre proposéespar M. Carnot, avaient réellement par leur chute, assez deforce pour mettre des hommes hors de combat, ses calculsauraient encore, dans cette supposition, donné des résultatsfort exagérés (1).
2 0 . Userait facile de se préserver de l’effet des petites balles : endonnant aux travailleurs et aux canonniers un feutre, ou unenatte, ou une couverture quelconque •, et en abritant la gardedes tranchées, sous de très-légers blindages en clayonnage, ouen planches, ou en paille.
3°. Le feu de l’infanterie sous l’angle de 45 degrés, serait unechose de toute manière inadmissible. Comment l’obtenir dessoldats? comment tirer avec la charge exiguë qu’il faudraitpour ne pas porter trop loin ? et quel effet produira la chuted’une balle qui ne pèse que la vingtième partie d’une livre ?
4°. Si pour lancer des projectiles moins insuffisans, ou pouréconomiser le fer et le plomb, on se borne à tirer des pierres ,alors au lieu de 600 projectiles pour chaque coup de mortier, onn’en aura plus que 20 ou 3o \ par conséquent l’avantage du très-grand nombre de projectiles ne sera pas obtenu. Si, au contraire,on tient à obtenir cet avantage ( qui constitue le principe de laméthode de M. Carnot) , alors la quantité de projectiles de-
(1) On peut voir à ce sujet le mémoire très-bien fait, publié en 1821 , par M. lecapitaine du génie Angovat. Ce mémoire fait connaître des expériences sur les feuxverticaux ; il réduit ( par un calcul de probabilité très-net ) la perte vraisemblableà 2000 hommes; et il présente sur la question des feux courbes beaucoup de réflexionsjudicieuses basées sur des faits positifs , ce qui est la véritable manière de traiter cessortes de questions.
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