4io BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,mandée, causera des dépenses excessives pour l'approvisionne-ment des places (i).
5°. Le tir proposé par M. Carnot serait éparpillé, vague ,divergent, et perdu presque en totalité sur les parties du terrainnon occupées parl’assiégeant. En voulant tout frapper indistinc-tement, on ne frapperait en particulier aucun emplacementdéterminé. Les travaux importans de l’attaque ne seraient niplus ni mieux battus que le reste du sol. M. Carnot, en pro-duisant inutilement trop d’effet partout, ne produirait nullepart un effet suffisant. Il contrarierait toujours l’attaque; maisjamais il ne la forcerait à s’arrêter. Enfin , ce qu’il appelle unepluie serait à la vérité de la pluie de fer et de plomb, mais cene serait que de la pluie.
Voyons maintenant quels seraient les feux verticaux défen-sifs, tels que nous les avons proposés en 1809, et tels que nousles proposons encore.
Sur le prolongement de chacune des crêtes de chemins cou-verts, où l’ennemi est obligé d’établir ses batteries de brèche ( ouses contre-batteries) on construirait : Une batterie de moi tiersspécialement destinée a enfiler la batterie debrêche de l’attaquepar des feux verticaux, de même qu’une batterie de canon deF attaque enfile h ricochet un rempart de la place. Il se trou-veraitainsi, dans chaque bastion et dans chaque demi-lune, deuxbatteries d’enfilade, qu’on réunirait par une batterie dirigée en
(1) Ce calcul est facile à faire : 21 mortiers ( demandés dans la dernière édition deM. Carnot) tirant à 100 coups par jour, et à 600 balles de fer par coup, consomme-ront i,?.6o,oooballes par jour; ajoutez-y l’immense quantité déballés de plomb tireespar l’infanterie; supposez seulement vingt jours de défense; voyez le nombre desplaces qu’il faut approvisionner sur nos frontières ; voyez le prix du fer, de la poudreet du plomb, et comptez: ce sera millions sur millions de dépenses.