DE COTES ET DE CAMPAGNE. 4 X t
capitale , ainsi qu’on le voit à la planche septième, où cette dis-position de batteries défensives est indiquée sur un front ordi-naire de fortification.
Pour garantir nos batteries des feux verticaux de l’assiégeant :on établirait les mortiers sous un blindage à l’épreuve, ou sousune casemate permanente. Pour les garantir du canon ennemi :on tiendrait le blindage ou la casemate au-dessous du plan desparapets de l’ouvrage. Pour les garantir de l’explosion de bombestombant autour d’elles : on les couvrirait en avant et en arrièrepar une muraille percée d’embrasures, ou par des gabions. T)ecette manière, les feux verticaux de la place ne seraient vus denulle part, et ils seraient en sûreté contre tous les moyens del’assiégeant. L’armement consisterait : en mortiers ordinairespour tirer des bombes, en petits mortiers pour tirer des obus,et en pierriers ’i).
Les différences entre notre proposition et celle de M. Carnotsont les suivantes : M. Carnot disperse ses feux sur toute la sur-face du terrain extérieur, et nous concentrons les nôtres sur leseul emplacement des batteries debrèche de l’ennemi. M.Carnotlance une infinité de petites balles insuffisantes, et nous lançonsdes bombes, des obus, et de grosses pierres ou de grosses balles.M. Carnot tire de loin, et nous ne tirons que de près. Il tire tou-jours, et nous ne tirons qu’au moment nécessaire. Enfin il épar-pille sans relâche, des projectiles sans effet, sur un but sans li-mites; tandis que nous concentrons, à l’instant décisif, et sur lepoint important, des projectiles très-redoutables.
La disposition ici proposée, aurait son objet spécial pour
( i) Nous disons feux verticaux e t feux demorf fers; mais dans le cas où l’on construiraitdans les places des casemates permanentes, situées comme on le voit à la planclie sep-tième , ces casemates ayant leur étage supérieur peu abaissé au-dessous de la crête du