Buch 
Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
Entstehung
Seite
416
JPEG-Download
 

416 batteries de siège, de places ,

arrive que l’ennemi consente à travailler sous un feu soutenu ,tiré avec économie , du moins il arrivera rarement qu’il s’ex-pose à l’action simultanée de tous nos feux , tout à coup réunispour écraser une seule batterie, qu’à force de sang et de courageil serait parvenu à pouvoir armer.

4°. Le feu de nos mortiers, gros ou petits n’apportera pas d’ob-stacle à l’exécution des feux horizontaux placés en avant d’eux,puisque les bombes ou obus tirés à 45 degrés , passeront à unegrande élévation au-dessus du parapet de l’ouvrage. Le feu despierriers n’ayant pas cet avantage, il devra être dirigé avec pru-dence, et même il devra être entièrement restreint à n’être exécutéque quand il n’y aura personne en avant. Mais à l’époque où lechemin couvert est couronné (et nous parlons ici de cette époque) :il y a sur les remparts si peu d’emplacemens où l’artillerie soitencore debout ; il y a si peu de plates-formes qui ne soient pasbouleversées ; il y a si peu d’infanterie qui ne soit pas exténuée ;il y a si peu d’endroits ( à ciel ouvert ) où il soit possible de setenir sous les feux de l’ennemi .} qu’alors les feux verticauxcasematés, ne trouveront que trop d’instans pendant les vingt-quatre heures, que trop d’espace vacant sur les remparts euavant d’eux , pour qu’ils n’aient pas à jouer beaucoup sans riengêner. Enlin les pierriers ( qui sont les seules bouches à feugênantes pour les défenseurs placés en avant ) n’occuperaientque les casemates en capitales , et on peut juger ,, par l’inspec-tion de la planche septième , qu’ils ne feraient passer leurs feuxqu’au-dessus d’une portion très-limitée des remparts delàplace. D’ailleurs , n’est-ce pas la nuit que l’assiégeant travaillele plus ? n’est-ce pas la nuit que les feux horizontaux seraientsans justesse? n’est-ce pas la nuit que la chute des feux verticauxtourmente le plus? Nous ferons donc jouer nos feux verticauxpour détruire pendant la nuit l’ouvrage que l’assiégeant aurait