DE COTES ET DE CAMPAGNE. 417
fait pendant le jour malgré les feux horizontaux , et pourl’empêcher de le continuer.
5 U . L’assiégeant n’aura nul moyen de se garantir de nos feux ;car, autant il est facile de se couvrir contre la chute de petiteshalles, autant il est impossible , dans des travaux passagers, dese couvrir contre la chute de grosses bombes. Un blindageserait peut-être praticable (même par-dessus le très-large es-pace qu’exigent les canons d’une batterie de brèche) s’il ne s’a-gissait que de se garantir d’obus , de pierres, ou de balles ; maissi on examine quelles pièces de bois seraient nécessaires pourmettre ce blindage à l’épreuve des grosses bombes ; si onregarde par où devrait passer toute cette énorme et nombi’eusecharpenterie; et combien elle rassemblerait de travailleurs sousuu feu meurtrier ; et combien facilement quelques bombes l’au-raient bouleversée avant qu’elle fût solidement établie ; on verrabien : qu’un tel blindage, s’il n’était pas impossible , ne seraitqu’un péril de plus pour l’assiégeant, qui serait bientôt enterrésous ses débris.
6 °. L’ennemi, qui ne pourra pas se garantir de nos feux, nepourra pas non plus les faire taire ; parce que nos mortiersseront établis sous des abris : qui seront à l’épreuve de la bombe ;qui seront défilés du canon par la masse du rempart ; et quiseront couverts, par des murs ou par des gabions, contre lescoups faibles et perdus qui arriveraient par les ricochets ou pardes éclats de bombes.
7 0 . Que fera donc l’assiégeant, qui ne pourra ni faire taire nosfeux verticaux , ni s’en garantir, ni établir son artillerie de brè-che sous leur action meurtrière ? 11 ne lui restera que deux seulsmoyens à tenter pour prendre la place : l’escalade sans faire debrèche, ou la brèche en attachant le mineur aux escarpes. Maisles feux verticaux lorsqu’ils seront spécialement disposés, de
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