4iS BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,manière à empêcher rétablissement clés batteries de brèche,auront cela de particulièrement avantageux : qu’ils donnerontà la défense, la faculté précieuse de pouvoir empêcher l’escaladeet la mine.
En effet : puisque l’assiégeant ne ‘peut établir aucune bat-terie de canon sur le haut du glacis, il ne verra plus avecson canon, que ce qu’il peut apercevoir de la campagne •, sidonc on établit sous le flanc du bastion (ou sur la tenaille)une batterie blindée ou casematée , qui soit au-dessous duplan des crêtes du chemin couvert, cette batterie n’étant pointvue de la campagne, et étant convenablement construite, nepourra être réduite au silence par aucun des feux de l’ennemi.Or , en la supposant armée seulement de deux à trois pièces,et en supposant que ces pièces soient les nouveaux obusierslongs, de 24 , ou de 6 pouces , ou surtout de 8 pouces , com-ment pourra-t-on concevoir, dans un fossé aussi bien défendu,soit la possibilité d’une escalade , soit la construction d’unépaulement pour aller attacher le mineur au pied de l’es-carpe ? N’est-il pas évident que nos deux ou trois obusierslongs tireraient dans ce fossé : avec beaucoup de rapidité puis-qu’ils seraient aussi légers que des canons de bataille-, ils y tire-raient avec justesse puisqu’ils seraient à une distance ti'ès-rap-prochée et seraient servis avec une sécurité entière \ ils y tire-raient des obus de 24 , de 82, et surtout du gros calibre de 80,dont l’explosion aurait bientôt dispersé l’épaulement du passagedu fossé, si l’ennemi voulait opérer ce passage pour aller atta-cher le mineur j enfin, si l’ennemi, se dispensant de tous travaux,voulait tenter l’escalade, nos obusiers tirant avec vivacité, lan-ceraient à chaque coup des masses de 16, 24 et 60 livres de mi-traille, dont aucune balle ne serait perdue entre les deux mu-railles du fossé. Et quel effet défensif plus grand encore, n’au-