DE COTES ET DE CAMPAGNE. 4, 9
rions nous pas ici avec une extrême simplicité, en établissantpour enfiler chaque fossé, deux bouches à feu blindées ou casema-tées, qui seraient deux canons à bombes, dont chacun des coupspourrait lancer plus de ioo livres de mitraille? (i)
La disposition de feux courbes que nous avions proposéeen 1809, et que nous reproduisons ici, semblerait donc offrird’assez remarquables avantages pour la défense des places.Elle ne demanderait aucuns moyens nouveaux. Elle ne con-sommerait pas des quantités extraordinaires de projectiles.Les blindages quelle exigerait ne sex’aient pas trop considé-rables. Les casemates permanentes, qui vaudraient mieux queces blindages , seraient peu coûteuses comparativement à leurutilité; on sait qu’il en faut indispensablement dans toutes nosplaces ; et celles-ci offriraient aussi commodément que d’autres,des magasins ou deslogemens utiles pendant la paix; et pendanttout le siège, des abris bien situés au centre de chaque ouvragedu front d’attaque. Ainsi on trouverait de la sorte une disposi-tion forte, intacte, et d’un service peu fatigant, qui ranimeraittout à coup la défense , et lui donnerait une vigueur toutenouvelle, à une époque où avec les moyens aujourd’hui en usage,les places expirent d’épuisement. Et une remarque à faire en-core , c’est que la défense fera de cette manière pour annulerl'attaque , ce que l’attaque fait aujourd’hui pour annuler la dé-
( 1 ) Bien entendu: que de même qu’il y aurait aux flancs une cassemate défiléede a à 3 pièces contre les fossés du bastion ; il y aurait aussi à chaque face de bastionune casemate défilée de 2 à 3 pièces contre les fossés de la demi-lune ; ce qui offrepeu de difficulté, au moyen d’un déblai et d’une construction peu considérables , quidonneraient d’ailleurs des logemens et abris pour tout le temps de la défense.