DE COTES ET DE CAMPAGNE. 4 2I
preuve , de simples obus comparés aux boulets rouges; surla possibilité de tirer horizontalement les bombes ; et sur la su-périorité d’effet que ces bombes ainsi lancées auront sur lesobus ordinaires. Ce qu’il y aurait de raisonnable à proposer pourles batteries de côtes , pourrait donc être :
i°. D’employer ce qui existe, en faisant forer les canons de36 au calibre de 48 , et ceux de 24 au calibre de 32 ; afin defaire tirer à ces canons, des obus concentriques et bien faits de7 pouces et de 6 pouces. Voyez livre cinquième (1).
2 0 . De donner de la force aux batteries les plus importantesen y remplaçant quelques-uns des canons de 36 qui s’y trou-vent, par des canons à bombes de 80; et même dans quelqueslocalités, par des canons à bombes de i5o ou 200. On ferait euconséquence ajuster au-devant du grand châssis de l’affût decôte, un cric pour monter commodément les bombes jusqu’àla bouche de la pièce. Voyez livre cinquième.
3°. De faire à l’avenir les remplacemens , au fur et à mesureque le temps les rendra nécessaires, de manière à avoir défi-nitivement : les canons à obus de 48 les moins lourds , oumême les simples carronades à obus , dans les batteries de peud’importance qui sont répandues le long de la côte; les groscanons à obus de 48 , dans les batteries d’un ordre secondaire -et les canons à bombes, dans les batteries du premier ordre, quidéfendent les établissemens maritimes, ou les localités im-portantes. Voyez livre cinquième.
(1) Ce serait une objection faible, que celle de la difficulté d’instruire les canonniersgardes - côtes à tirer des obus ; car on leur fait bien aujourd’hui tirer des bombesqui sont plus difficiles à charger et surtout à pointer; on leur fait tirer des bouletsrouges encore plus difficiles à employer que les bombes; et d’ailleurs les obus ensa-bottés se tirent aussi facilement que des boulets de campagne, il n’y a de plus qu’àdécoiffer la fusée.