DE COTES ET DE CAMPAGNE. 425
il a été imité clans l’artillerie de presque toutes les nations. IIpermet de tirer sans embrasures, derrière des épaulemens quicouvrent parfaitement les canonniers. Il donne à la bouche àfeu un mouvement latéral de circulation , assez rapide poursuivre la marche la plus accélérée des bâtimens ennemis.Il a un champ de tir qui embrasse une vaste étendue. Il 11’exigequ’un petit nombre d’hommes pour manœuvrer les plus lourdespièces. Il est tel enlin qu’on pouvait l’attendre de M. de Gri-beauval. Toutefois, quelques améliorations indiquées par l’expé-rience, ne paraîtraient pas être impossibles sur cet affût ; car leshommes les plus habiles ne peuvent que reculer les bornes del’art, et non les fixer. Ainsi par exemple, on pourrait exami-ner s’il ne conviendrait pas d’essayer :
i°. De substituer au petit châssis qui est en bois, et qui sepourrait promptement sur la terre humide, un simple bloc depierre, où la cheville ouvrière serait fortement scellée. Un telchâssis serait indestructible ; il serait donc économique; et on neserait pas exposé par ses dégradations, comme on l’est quelque-fois par celles du châssis en bois, à ne pouvoir faire circuler lapièce qu’avec beaucoup de difficultés.
2 0 . Une amélioration analogue, a été à diverses reprises, es-sayée, pour la plate-forme circulaire qui est actuellement enbois. On en a fait en pierre, en fer fondu, en fer forgé, etc.Les expériences faites sont loin d’avoir été sans succès; et lesavantages qu’on a obtenus, mériteraient d’être définitivementétudiés, de manière à être adoptés et mis en pratique usuelle dansplusieurs localités.
3 °. L’affût Gribeauval ne permet pas de tirer sous des anglestrès-élevés. Cette disposition est sage, pour le cas où l’on em-ploie les boulets massifs en usage, et leurs charges de poudreexcessives, ce qui avec une grande élévation de tir pourrait