aux murailles d’une Ville assiégée . 1
On dit chaíler l’enncmi de îabrèche , réparer la brèche en lafortifiant de deux chevaux de fri-se y se loger à moitié hauteur deJa Iréche , élargir la Iréche , çnapplanir la montée. Voir en brè-che , c’est découvrir la brèche entelle forte , qu’on poisse faire feuddlùs pour la défendre.
Les anciens avoiem différensmoyens de fortifier les brèchespour cn disputer l’entrée. Les cho-ses néceíîàires pour ces sortes d'ou-vrages , étoìent préparées cìe lon-gue main.
Les anciens fc servoient ordi-nairement d’arbres coupés > doncon épointoit le bout des branchesqu’on .brulojt ensuite pour rendreleurs pointes plus dures& plus for-tes. On les étendoit tout de leurlong fur tout le front de b brèchefort prés les uns des autres , pourque les branches s’entrelaçassontensemble ; ce qui formoit commeune haie impénétrable , qu’on nepouvoir aborder sans témérité. Lestroncs tenoient les uns aux au-tres par de fortes lambourdes, deforte qu’il étoic impossible cîe sé-parer ces arbres & de les détruiremême par le feu ou parles machi-nes , & encore moins aisé d’enapprocher, le derrière étant garnid’une fouie d’Archers <fc de gensarmés dc piques & de longues per-tuilanes.
Ces sortes d’obstacles qu’on op-pofoit fur les brèches , n’étoientpas ordinairement pratiqués dansîes sièges des Villes considérables& attaquées avec un grand appa-reil de machines & de tours bé-lieres où ii y avoit des ponts oudes fambuques pour jetter fur lesbrèches & fur ces arbres en hé-rissons; ce qui les tendon inutiles& de nul effet.
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Les anciens se servoient encored'un autre expédient pour couvrirJcurs brèches . Us a\ oient un grandnombre dc longues poutres qu’ilsdescendoieni de bout sur les dé-bris , qu’ils poíolcnt à côté & prèsles unes des autres , qu’ils limentensemble par un fort lambourda*ge de plusieurs solives chevilléesou clouées fortement.
Ces poutres rangées de îa forte ,& souvent sur plusieurs rangs , ré-sistaient aux coups de béliers; maisces nouveaux murs n’étoient pra-ticables qu'aux Villes ou les mu-railles étoìent terraslèes, les pou-tres appuyant fur la terrasse ou furle revêtement , lorsqu’on vouloirempêcher qu'il ne fondît entiere-ment. Les Turcs ont conservé cessortes de murs de poutres pourcouvrir les brèches.
Les brèches étoìent quelquefoisfaites avvc tant dc promptitude ,soit par les lapes de deílùs 3 soitpar celles pratiquées au-deíïòus desfondemens par galeries souterrai-nes , que- les assiégés se trouvoienttout d’un coup ouverts, Jorfqu’ils ypensoient !c moins ; ils reçouroiençalors à un rcmedç fort simple pouravoir le temps dc fe reconnoître »& de fe remparer derrière la brè-che ou de fe présenter en meil-leur ordre & avec plus de résolu-tion qu’on n’en sait paroître dansune surprise > ou les hommes lesplus déterminés n’ont souvent níforce ni courage dans les chosesimprévues & tout-à-fau extraordi-naires.
Le remède auquel îes anciensrecouroient alors , étoit de jetterau bas & fur Ies décombres dc labrèche , unç quantité prodigieusede bois scc, &. de matières com-bustibles auxquelles on mettoit Içfeu ; ce qui caufoir un tel embra-sement > qu’on avoir loin d’emrç*R