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tenir, qu’il étoit impossibleaux as-jîégeans de passer su travers iaflamme, & Rapprocher de la brè-che. L’Histoire ancienne & mo-derne nous apprend un grand nom-ire d’exemples de ces sortes destratagèmes , non pas feulementdans les sièges , mais encore dansles retraites d’avmées faites dansdes défilés ou fur des chaussées.
On défend une brèche avec destarifs remplis d'eau ou dc pierres ,que l’on fait rouler du haut de labrèche ; avec des chevaux de fri-se , des chauíïès-trapes, que l’onmet dans le passage de la brèche ;des fascines goudronnées & allu-mées , qui offusquent les assié-geans , & qui éclairent les assié-gés , quand c’est la nuit, avec dela chaux , fur laquelle on fait cou-ler de seau , qui produit beaucoupde fumée : le canon , qui est der-rière les retranchemens , les four-neaux & >es fougasses ralentissent3e courage du soldat, quand mêmecela ne produiroit pas tout son ef-fet Railleurs.
* Aujourd’hui plus communé-ment, si la brèche est petite , lesassiégés travaillent à la combler,ou à enterrer des caissons au des-sous pour faire sauter les assiégeansqui entreprendroient d’y monter.Si la brèche est grande , les assié-gés doivent la réparer pour ren-dre la montée autant dissicile queîe teins & le terrein le leur pour-ront permettre.
II n’y a rien de plus commodepour combler une petite Prêche,quede la terre mêlée avec du fumier& des fascines, que les assiégésdoivent avoir en grande quantité.
Mais s'il arrivoit que les brè-ches fussent si grandes, qu’on re-marquât que toute la terre qu’ony pourroit jetter avec le fumierA les fascines qu’on auroit pré-
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parées ne pussent combler la brè-che , alors si on avoit le terns ons’essorceroit d’y faire proche la têtequelque fourneau , & d’y enterrerquelque barrique de poudre pour yfaire quelque fougade. Que si onne peut réussir ni à Pun ni àPautre , à cause du feu continuelque les assiégeans font contre latête de la brèche , on jette pour-lors quantité de chauíïès-trapes &de herses renversées , avec quanti-té de chevaux de frise attachésensemble par leurs extrémités ,pour enfermer toute la moitié deîa brèche. Si on en met plusieursrangées , ils empêcheront les as-siégeans de monter à Paiïàut, prin-cipalement s’il y en avoit quel-ques-uns de fer, à moins que l’atta-quant ne les ait auparavant rom-pus avec le canon ; ce qui deman-de beaucoup de tems - & arrêtefa premiere chaleur.
Si on juge qu’en mettant deschevaux de frise, les assiégeanss’en puissent servir pour faire deslogemens , on préparera des four-neaux fous la brèche & auprès desretranchemens. Cestune des gran-des utilités des casemates de don-ner íes moyens de pouílèr desfourneaux jusques sous les loge-mens que les assiégeans peuvencfaire dans les pans des bastions.
Ces fourneaux sont dans ía solidi-té du rempart , les uns proche desbrèches , les autres preíque h sieurde terre-plain , ou bien au-dessousdes retranchemens. Pour conduireces petites mines » on fait l’ouver-ture de leurs chemins dans lachambre des poudres des casema-tes ; & comme tout le desseinqu’on a est de faire sauter les gensqui sont logés fur la brèche , lesassiégés doivent pouílèr ccs minesle plus près de la brèche qu’il leurfera possible, & y mettre jusqu’*