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garde d’être trompé, car trèsJou-vent Ton feint de prendre des^Quartiers d’hyver ppur faire re-tirer l’ennemi, lui donner échan-ge , & exécuter ensuite fes projers.
C'est par les Déserteurs, par lesEspions , les Paysans » & autresgens qu’on doit envoyer pour lerecormoître , qu’on apprend ce quise paire. Les régimens cantonnésdoiyent toujours être fur leurs gar-des , de crainte de surprise, 11 fautmême tâcher de fçavoir la posi-tion de l’ennemi, & s'étudier àle harceler souvent, à lui enleverdes corps-de-garde , & toutes lesprovisions que l’on pourra. LesCommandans des troupes cantonnées doivent très-souvent rendrecompte au Général de leurs régi-mens , & de ce qui est arrivé dansleurs postes.
CAP » ou Pointe > est une lan-gue de terre qui s'avance dans lamer. Doubler lè cap , ou parerle çap s c’est palier au-delà cíu
CAP, est aussi pris pour la poin-te de Péperon , ou pour savantd’un vaisseau. Mettre le cap , si-gnifie meyre la proue du vaisseaufur un rumb , fur une côte » oufur un navire.
CAP-DE-MOUTON, est unpeçit billot de bois taillé en ova-le , en façon de poulie , plus épaispar le milieu que par les bords ,qui font environnés & fortifiésd'une bande de fer , pour empê-cher que le bois n'éclate. Le cap-de-mouton est percé par trois en-droits , avant à chaque trou uneride c’est ainsi qu’on appelle unepetite çorde qui sert a plusieursautres usages. Pour Péquipementçsun vaisseau , il faut d’otdjnairetreize douzaines de. çaps~àe~mou-tons , & doux® douzaines de pou-
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CAP-DE-MOUE , Tétl-fcMore , Bloc, ou C houquet, VoyeîCHOUQUET.
* CAPA-AGA, est un vieil Offi.cier du Serrail - qui éleve les lch< j-glans , & qui leur fait faire leursexercices avec une sévérité pres-que incroyable - leur imposant derudes châtímens pour íes moín«dres fautes , soit en leur faisantdonner Ja falacque , ou en les fai-sant jeûner au pain & à Peau , oubien en les fatiguant par des em-plois abjects r car les Turcs tien-nent pour maxime qu’iî est im-possible qu’un Officier puifiè biencommander , s’il n’a pas d’abordobéi, Voye f ICHOGLANS,
CAPACITÉ d'un vaisseau : C'estson port, ['étendue 8c i’efpace qu’ifa pour contenir.
* CAPARAÇON : C’est unecouverture qu’on mer fur les che-vaux poïr les garantir de la pous-sière & de l’humidíté, ou sur íeschevaux de main , pour leur ser-vir d’ornement. Anciennementc'étoit l’armure & tout le harnoisdont ils étoient équipés dans lesbatailles ; on difoit dans ce sensun cheval bien caparaçonné. Quel*ques-uns appellent aussi caparaçonJe chajse-moucbe , ou le filet donton couvre les chevaux pour les ga*rantir des mouches.
CAPE , ou grand Pacfl , est lagrande voile d’un vaisseau. Etre à 3acape , c’est ne porter que la grandevoi/e bordée & amarrée toute ar-riéré. On met aussi à la cape avecla misene & sartimon. On setient á la cape par un gros yenîcontraire.
CAPÉER , Capeytr , terme demarine. Aller à la cape , mettrele vaisseau à la cape , c’est faireservir la grande voile seule, aprèsa vois ferse toute* les 3 unrs ; &se gouvernail fous se veaîs