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aucun lieu de passage , à peined’en répondre en son nom , Lde payer, outre Ie$ taux déjà éta-blis , vingt fols par chaque chevalinduemcnt fourni , pour dédom-mager ic Propriétaire.
Dans les montagnes , ou autreslieux ou les voitures ne font pascn usage , les troupes doivent fecontenter d’un nombre propor-tionné de bêtes de somme , che-vaux , mules , mulets , suivantdévaluation faite par les Inten-dans » ou Commissaires départisde leur part. On en use de mêmedans le pays ou les voitures àroues font trop petites pour pou-voir soutenir le poids fixé à quinzecens livres.
On ne fournit dans le Langue-doc à chaque bataillon que quatrecharrettes ou charriots, attelés feu-lement de trois chevaux ou mu-lets » & du port de vingt quintaux,fur chaque voiture. Dans les lieuxoh il n'y a que des bœufs de ti-rage , & où les charrettes font demoindre capacité , íl en est four-ni dix attelées, chacune de deuxbœufs , & du port de huit quin-taux chacune ; & dans les lieuxoù les voitures ne font pas en usa-ge , l’Entrepreneur dans ladite Pro*vince doit fournir vingt-sept mu-lets de bât, du port de trois quin-taux chacun , lesquels chevaux ,mules ou mulets , soit de trait »soit de bât , font payés chacunvingt fols, comme ailleurs » pourle transport du bagage d'un lieud'étape à l’autre , & les bœufsfont payés dix fols.
CHARRIOTS. Si les charriotsdans les armées font d’usage pourle transport des équipages de Par-tillerûe , & des munitions de bou-che &• de guerre , ils servent en-core à fortifier une armée dans lebesoin. De tout tems on s’ert est
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servi avec succès pour fe retran^cher, fou en combattant, soit encampant.
La meilleure ressource d’un Gé-néral habile qui se trouve dansPobiigation de faire route en pré-sence d'un ennemi plus fort quelui , ne peut être que de fe cou-vrir des charriots de son arméependant fa marche ; cela assureies colonnes » ks garantit des in-convéniens d'un harcèlement con-tinuel ; & en cas qn’il soit atta-qué , il lui est aisé de se rem-parer sur tous les fronts qu’il estobligé de présenter.
Alexandre Farnese, Duc de Par-me , conduisant de Flandres versParis une armée d’EspagnoIs ,marchoit, les colonnes de son ar-mée couvertes des deux côtés parles charriots de bagage. II trouvafa fureté dans cette manœuvre, &ne put être attaqué par Henri IV.qui le luivoit dans l'mtention díle combattre.
On sçait par les Histoires quelétoit le ravage que faifoíent lescharriots de guerre , qui parve-noietit à ouvrir une phalange, &à l’enfoncer.
II y en avoit de deux sortes;ies uns en tours , dans lesquelsétoient des Archers ; & les autresétoient hérissés de lames de fer,propres à pointer & à trancher.Les ravages que cauíoicnt ces der-niers dans les corps d'Infanteriequ’ils pouvoient pénétrer, étoientgrands.
Quand Ies charriots , cn atta-quant le corps que je dis, venoientà s'y faire jour , le carnage qu’ilsy faisoient , ne pouvoit s'éviterqssen mettant les divisions de cecorps en pouvoir de s’ouvrir, &de laisièr cnrr'elles des ìfsïies ouchemins en tous sens, asin que