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Tome premier.
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tes chúrrìoti ne pussent les en-tamer.

Les divisions d'une phalange mi-ses une fois les unes dans les au-tres , pour ouvrir les iilùes dansles corps dont elles faiíoient par-tie , n’étoient pas pour cela quit-tes de la fureur des charriots . LesPhalangistes croient contraints defaire d’autres manœuvres défensi-ves, patee que les charriots in-troduits dans la phalange ne fecontentaient pas des pa liages quileur étoient ouverts. Ils tâcboientde forcer quelques portions sépa-rées de cette phalange pour y en-trer , Sc interrompre leur réunionà d’autres , ou en leur tout, com-me cela fe faifoit quand le périldes chars étoit paífë.

Pour parer ce qui étoit h. crain-dre , les Soldats faisoient d'ahordce qui s'appelloit tortue en murail-le » qui consistoit à arranger lesboucliers, de façon que les deuxcôtés d'une coupure interne dephalange, qui fe trouvoit parcou-rue par les chars , paruslènt com-me bordés de murailles , à quoiétoit propre cette pavoisade. Maiscomme souvent cette premiere tor-tue ne sufiîsoit pas > les Phalan-gistes étoient obligés d’en faire uneautre , appellée tortue en toit.

Dans celle-ci, chaque Soldat femettoit son bouclier fur la tête ,& cela parce que les charriots deguerre continuant à parcourir Pin-térieur de la phalange entamée ,venant à ne pouvoir forcer la tor-tue en muraille , s'élançoient detelle vigueur contre la division quilui oppofoit ses pavois , qu’ils fetrouvoient deíïùs , Sc couraientfur la tortue en toit pour tâcherde l’écraser en quelque endroit quise pouvoit trouver plus foible queses autres.

La chose étoii singuliers de voir

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des charriots courir fur ses tête*d'un monceau d'hommes , qui ,pour se garantir contre des forcesqui pouvoient aisément les acca-bler , s'ils n'eussent bien manœu-vré de concert, n'avoíent que larelîource de leurs boucliers fur leurstêtes , & de faire en forte que cesboucliers fussent si bien joints lesuns aux autres, qu'ils pussent for-mer un plancher solide.

II est vrai qu’ils pouvoient don-ner à leur ouvrage la solidité né-cessaire , étant très-ferrés les unsaux autres, & de rangs & de files ;mais uutli il falloit être bien exer-cé pour pouvoir faire semblablemanœuvre avec la justeslè & Japromptitude qu'elìe requérait, pourne la pas manquer.

Les premiers François n’ontpoint connu Ja maniéré de com-battre avec des charriots. Ils nes'en font servis , comme nous sai-sons encore , qu’à se couvrir dansleurs marches Sc dans leurs carïwpemens,

Lorfqu'une troupe part d'un lieupour aller dans un autre, par uneOrdonnance du 4 Juillet 1716. &une autre du 8 Avril 1718. on luifournit des voitures à raison detrois charriots ou charrettes, atte-lées chacune de quatre chevauxpour un bataillon , & d'un char*riot ou charrette par escadron poucporter les malades & bagages, 8 cd'un charriot d'augmemation parbataillon, & d'un pour deux outrois escadrons , pour le transportdes tentes.

Ces charriots & charrettes fontpayés par les troupes à raison devingt sois par cheval, Sc au Charte-,tier, avant que de partir de la Placçoù elles sc font rendues , pour al-ler charger les malades & bagages,Ces voitures ne servent pas plu*d’un jour, Mais si faute de non*

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