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$agne , large de uois à quatre toi*ses , couvert d’un parapet, qui ré-gné tout autour du fossé. Le che-min couvert environne toutes les'pieces de fortification , puisquec’est un corridor ménagé du côtéde la campagne. II est accompa-gné de palissades » que Ton plantefur la banquette supérieure du pa-rapet , & de la Place d'armes » quel’on pratique dans les angles ren-trans, qui servent à mettre un grandnombre de troupes en bataille ,pour les sorties, ou pour faciliteraux Soldats les moyens de se re-tirer , de se rallier & de recevoirdu secours , qu’on voudroit faireentrer dans une Place.
On observe dans la constructiondu chemin couvert qu’il ne soitpoint enfilé , ni vu de la campa-gne , & Pon pratique autant detraverses, qu'il y a de petits esca-liers pour aller du fond du foliéau chemin couvert.
Le grand effort des sièges est de«'emparer du chemin couvert , par-te qu’ordinairement les assiégés lepaliíTàdent par le milieu , 6l y pré-parent des fourneaux de touscôtés.
On dit emporter le chemin cou-vert , pied à pied , par la sappe ,& par les fourneaux; faire un lo-gement fur le chemin couvert , enensiler une partie , tant à droitequ'i gauche ; insulter le che?nincouvert , y aller brusquement sansse couvrir, & en chaslèr Pennemi
5 coups de main. L'attaque du che-min couvert se fait de deux ma-niérés , ou par la sappe » ce quiménage les troupes , mais cettemaniéré est lente ; ou en délo-geant les ennemis à coups d'épées,
6 cette maniéré coûte beaucoup.
* Les Turcs, qui ne font pas de
grands génies dans Part de forti-ns les Places, ne h ìhckciu pas
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beaucoup en peine de la défensede leurs sosies , parce qu’ils crai-gnent peu d’être attaqués par lesChrétiens. Ils négligent tellementles travaux , qui pourroient pro-longer les sièges,qu’on ne voit plusautour des Places qu’ils ont con-quises , aucune marque de cheminscouverts, de banquettes, parapets ,redans, places d’armes Sc palissa-des , qui composoient&: assuraientleurs contrescarpes , le tout étantapplani & converti en pâturage,& jardins.
Mais le chemin couvert a tou-jours paílë chez les Ingénieursétrangers , pour une piece d’im-portance, dont le salut d’une Placedépend toujours, soit pour les at-taques ou pour les défenses. M. deVauban , un de nos grands Maî-tres , dans ['attaque comme dansla défense des Places , en suppo-sant la tranchée arrivée à moitiédu glacis , dit qu’on est en étatde choisir i’un de ces deux par-tis ; sçavoir, d’attaquer le chemincouvert de vive force, ou par in-dustrie.
Si l’on choisit celui de l’induf.trie , ce ne pourra être , selon cetAuteur , que par l’effet des batte-ries à ricochet, soutenues de laproximité des Places d’armes , &des Cavaliers qu’on aura faits poutimposer au chemin couvert , parceque les uns mettent les paiifíàdesen désordre , & chasièm Pennemide les défenses , pendant que lesautres en imposent par leur supé-riorité ; la Place alors n’est plu®tenable, attendu même la supério-rité de la troisième ligne, où setrouvent defortgrosdétachemens,qui joints à toute la garde , peu-vent mettre les assiégeai» en étatde tomber tout d’un coup sor leschemins couverts par un gros corps,. & d’euvelopper, & de tailler e«