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faire au mois de Juillet 1745. M. leComte de Lowendahl, à la véri-té fous les yeux du Roi , & parTordre de M. le Maréchal Comtede Saxe , ) si M. Defnoycrs, quigouvernoit tout fous Tautorité duCardinal de Richelieu , eût vouluseconder cette entreprise , qu’il fitau contraire échouer» Lc Maré-chal de la Motte-Houdancourt au-roit amené le Roi d’Espagne pri-sonnier à Paris , si la Régencen’eut pas été entre les mains defa sœur, qui préféra en cette ren-contre les intérêts de ion frere àceux de son fils.
* COMMANDEMENT des Of-ficiers fur les troupes. Les Maré-chaux de France ont le comman-dement fur toutes les troupes , soitInfanterie , Cavalerie ou Dragons.Les Lieutenans généraux 6 c lesMestres de camp font Officiers gé-néraux : ils ont aussi Je comman-dement fur toutes les troupes , soitInfanterie, Cavalerie ou Dragons;mais il faut pour cela qufils aientdes lettres de service. Lc gradesupérieur commande par-tout àTlnfanterie. Parmi les Officiersde même grade qui ne font pointOfficiers généraux , ceux d’Infan-terie commandent dans une Placeforte ou Ville fermée ; ceux de laCavalerie ou de Dragons dans unlieu ouvert ou à la campagne.
* COMMANDEMENT acquispar ancienneté des rêgimens. Cetusage , suivant la remarque d*unOfficier expérimenté, est extrême-ment contraire au bien du ser-vice , & très-opposé au sérieuxque la guerre demande dans lesmoindres actions. II est naturelque parmi plusieurs troupes réu-nies pour faire corps & paroîtreen force , chacun conserve sonïang y soit pour se présenter à Ten-nemi dans différentes attaques ,
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soit pour soutenir ses diverses en*treprifes ; mais il i'eroic encorebien plus naturel que ce fût ie plusexpérimenté parmi ìes Officiersd’un même grade , qm les condui-sît dans leurs opérations. Or ilferoit aisé , dit cet Officier, d’éta-blir parmi nous certe pratique ju-dicieuse. II ne faudtoit pour celaque graver lur le hauslè-col êc leSarmes que chaque Officier est te-nu de porter toutes les fois qu*ilest en fonction de fa charge , ladate de la commission, ou brevet»qu’il en a obtenu. Avec cet ex-pédient , aussi fur que facile, onne verroit plus des Ecoliers com-mander les troupes dans des cir-constances critiques au préjudicede gens capables , qui ordinaire-ment plus choqués de ieur façonde commander , que du comman-dement même , voient Sc laissentfaire des fautes d'une tla n gère u fpconséquence* Cette remarque esttirée d’un Recueil abrégé des Or-donnances militaires du Roi,
COMMANDEMENT dit régi-ment royal artillerie. Par une Or-donnance du 5 Février 1720. lors-que les bataillons de ce régimentse rencontrent, ils tTont d’autrerang tmr’eux que celui de Tan-cienneté du Colonel, & les Offi-ciers dans les détachemens com-mandent entr'eux , suivant Tan-cienneté de leurs commissions ; Scavec ;es autres rêgimens ils suiventie rang du régiment.
Le plus ancien Major fait íacharge de Major de Brigade, quandmême son bataillon ne sentit pasle premier. Si un des Colonels estabsent,le bataillon ne laisse pas quede prendre son rang, suivant Tan-cienneté du Colonel , & le pre-mier Capitaine en prend le com-mandement aux ordres pour lcservice du Colonel le plus