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Tome premier.
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feft dans chaque four , numéro parnuméro.

A la levée d’un travail près ducamp , tous les Com7«is font occu-pés à faire démolir les fours , &charger les ccintres , avec les us-tensiles ; mais cela regarde parti-culièrement le Commis du travail,qui a foin aussi de faire mettredans des caissons , les farines , lepain, s’il en reste , les sacs vui-des, & qui oblige les Boulangersà reporter leurs ustensiles au Gar-de - magasin , asm d’cn tirer uncertificat pour faire leurs décomp-tes.

Outre le Capitaine & les conduc-teurs , il y a encore un Commis àla conduite de chaque équipage ,qui doit le suivre partout. Ce doitêtre un homme fait à la fatigue ,un homme , qui ait été dans lestroupes , si cela fe peut, parce qu'é-tant accoutumé à camper, & ayantassisté souvent aux distributions dupain , il connoît parfaitement tou-tes les subtilités des Soldats , &fçait la maniéré de le délivrer.

Ce Commis doit imiter le tra-vail des Capitaines de charroi ;car tous leurs foins font communsà l’égard de la conduite de Péqui-page , qu’il doit toujours accom-pagner , soit dans les marches def armée , soit dans celles des con-vois. 11 doit aider à tout dans lamarche, poussier à la roue quandil est nécessiàire , tirer un chevalpar la bride dans un mauvais pas ,& travailler à relever un caislòn.

Tout le pain qu’cn charge doitpasser par les mains des Commisà la conduite , le prenant deux àdeux 3 les dessiùs Pun contre l’au-tre , Sc cela s’appelle un compte ,qui est de quatre rations. Ils fontobligés indifpenfablement de ma-nier tout le pain qu'ils chargent ,qu’en ie recevant du Bouton-

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ger, ils le considèrent, & voyents’il n’est pas défectueux; ce qui feconnoît facilement, en donnantavec les deux mains un demi-toutde chaque côté.

Un de leurs plus grands foinsest encore de prendre garde qu’ot*ne fe trompe dans le chargementà mettre fe pain frais en d’autrescrussions que ceux qui lui font des-tinés , &, de recommander aussi?aux Boulangers de ne point mêlerde pain vieux avec ce pain, parcequ’il pourroit fe gâter dans la fui-te , à cause qu'on le garde au campd’une distribution à Pautre.

Tout Commis à la conduite descaillons, est obligé de coucher dansson parc, & quand il ne le faitpas, il est aussi coupable que le Ca-pitaine , vu qu’il est obligé aumême service, & qu’il doit serendre tous les soirs à la tente duCapitaine général , pour y rece-voir Pordre, conjointement avec1c Capitaine de Péquipage ou il estattaché.

Les Commis à la conduite deséquipages appartenans aux Entre-preneurs , ne manquent pas derendre compte de tems en temsau Directeur général des vivres dePétat, ou fe trouve Péquipage dontils ont Pinfpection. Ils peuvent,ainsi que les conducteurs des équi-pages , délivrer des reçus de cequ’ils font charger en Pabfence duCapitaine, & cn son nom ; maisils doivent lui en donner des étatsaussi-tôt qu’ils Pauront rejoint.

Les Commis à la conduite nedoivent jamais quitter leurs équi-pages dans ks marches, afîn demettre ordre aux accidens qui peu-vent arriver; & même ils doiventaccompagner leurs Capitaines aufourrage pour les aider à contenteleurs Charretiers, & tenir la mainà cc qu’jlî çhvisisièm de bon four-