Ji4 c 0
"bœuf avec des pois gris , & àusoif des pois gris avec du stoc-fiche. Le Vendredi 8c Je Samedion sert comme le Lundi , & leDimanche comme le Jeudi ; maispendant toute la semaine le dé-jeuner est toujours forge mondé.
Il y a beaucoup de vaiflòauxmarchands ou l’on fait dans unesemaine vingt-un repas d’orgeinondé , principalement fur ceuxqui font destinés pour la mer Bal-tique ou pour la France ; 8c l'ony joint du lard & du bœuf à cer-tains jours réglés. II y a des na-vires de guerre ou l'on ne sertjamais de viande, si ce n’est lors-qu’on peut envoyer à terre > & enfaire acheter de fraîche en quel-que endroit. On estime que lelard vaut mieux que le bœuf pourles gens de mer , perce qu'il seconserve mieux , & qu'il n'est pasde si dure digestion que de îaviande de bœuf , quand elle estvieille.
Le fromage , le beurre , le bis-cuit se distrib ’ent par mesure rou-tes Its semaines a chacun des gensde l’équjpage en particulier ; maispour !e beurre on ne leur en don-ne pas ordinairement ; ce n’estque dans les voyages de long coursqu’on leur en donne une demi-livre par semaine, avec une livrede fromage , & cinq Ijyres de bis-cuit par tête. Pour la bierre , :1s«n ont autant qu'sis en veulent.
Le cuisinier doit employer lagraille qui vient de la viande , àcuire des potages de gruau &. d’or-ge , & celle qui est trop sale , &qui ne se peut manger , sert àJ’emretien du vaiflèau ; & comine il s’en faut beaucoup qu’il puis-se su dire à coures les occupationsde îa cuisine , il a d’ordinaire unAide fous lui , avec un Détrem-peur de viande & de postions, &
CO
uft Moufle. Dans Ics vaiíïeatÔÍmarchands il n'y a point de coq rc'est un Moufle qui fait la cintì«ne , & qui sert dans une mêmegamelle pour tout {'équipage , fansqu'il y ait des rations ordonnées,comme dans les navires de guerre.
* COQUET , est le nom qu’ondonne entre Rouen & Paris à uneforte de petits bateaux.
COQUILLES à boulet : il Jen a de fonte & de fer. Pour fai-re un boulet , il faut deux coguil-les , qui se joignent & se serrentensemble , quand on y coule lefer pour former le boulet. Cettejointure n'est jamais si juste , nisi bien fermée , qu'il n’en forteun peu de métal, ce qu’on ap-pelle les barbes » que l’on casepar la fuite pour rendre lc bouletbien rond,
CORADOUX ,ou Counàoujyterme de Marine : c’est Pefpaccqui est entre deux ponts.
CORBEAU des Anciens. II favoir tant de diffcrentes fortes decorbetux , & ils étaient si diffè-re n s emr’eux , soit dans leur cons-truction . soit dans leur sigure oudans leur usage, que le Commenta-teur de Polybe est surpris dc ce queles Anciens n’aient pas inventédifférons noms , pour empcchetqu’on ne les cot. fondît les un*avec les autres.
Le corbeau du Consul Dutí/ûu»qui remporta la première victoirefur mer contre les Carthaginois »dont i'Auteur ci-deífus cité donnel'explication, étoit, selon cet Au-teur , une machine assez semblableà !a grue dont on íe sert pour éleveides fardeaux » & ce corbeau avoi|des griffes de fer pour accrocher tebordage.
Le corbeau démolisseur de Dià*des étoit une machine qui servoit
2 accrocher & à tirer lc* pierre*