•n poste un jour de combat à latête de cette troupe.
Aujourd’hui quand tout un Corpsa eu part à une belle action , ilest récompensé par de certainesdistinctions.
Ainsi les timbale», autrefoistn usage sous le nom de nacaires ,furent d'abord données par dis-tinction à quelques régimens.
Enfin l’Ordre Militaire de SaintLouis n’a été créé par Louis XIV.en 1693. que pour récompenser lesOfficiers. L’établifiêment de l’Hó-tel des Invalides par le même Prin-ce , est encore une récompense oùle Soldat, comme l’Officier, peutprétendre.
L’Antiquité Grecque 8c Ro-maine ne nous fournit point d’e-xemples pareils. Les Athéniensnourrislòicnraux dépens du Public,cemcqui avoiem été estropiés à laguerre. Les Romains récompen-foient ceux qui avoiem rempli letems du service. Nos Rois dansplusieurs Monastères de fondationroyale, s’étoient réservé le droitd’y placer un Soldat estropié , quiavoir une portion monacale. Phi-lippe-Auguste forma le projet defc.îtir Sc de fonder une maison pourservir de retraite à ceux qui au-roient vielli dans le service. MaisLouis le Grand a exécuté le pro-jet de Philíppe-Auguste , d’unemaniéré toute autre que ce Princen’avoit imaginé.
11 y a aussi des rccompenset mili-taires dans le service d’Espagne ,des places sondées à perpétuitépour ceux qui font réformés , desOrdres de Chevalerie , des Com-manderies, des Hôpitaux , despensions , pour les enfans des pè-res qui ont bien servi, des secourspour les estropiés , & pour les veu-ves des Soldats morts, Je autrespersonnes semblables,
RECONNOÎTRE une P lace :C’est en faire le tour avant quede l’assiéger , Sc remarquer aveefoin les avantages & les dé-fauts de son assiette 8c de fa fortifi-cation ,afin de l’attaqner par sen-ti roi t le plus foible. C’est un soinque le Général doit prendre lui-même : on ne fait point de siègequ’on n’aille auparavant reeonnoì-tre la Place.
II y a présentement dans l’Eti-rope peu de Places , dont nousn’ayons des Plans. La plupart mê-me font imprimés , quoique plu-sieurs soient peu exacts , on nelaisse pas que de s’en aider , 8c d’entirer des lumières qui ne font pasinutiles. II ne faut pas les négli-ger , non plus que les cartes desenvirons des Places.
On trouve encore le moyen «Rap-prendre quelque chose de Pétai des -Places par les gens dupays , prin-cipalement par des ouvriers un peuintelligent, comme Maçons,Tail-leurs de pierres , Appareilleurs ,Terrassiers , Entrepreneurs. Onpeut encore introduire quelqu’undans une Place , qui après y avoirfait quelque séjour, apporte desnouvelles de ce qu’on veut seavoir.
A tout ce qu’on peut apprendrede cette sorte , 8c à quoi il ne fautpas trop fe fier , on doit ajouter ceque l’on decouvre par soi-même :c’est pourquoi il les faut reconnaîtreen personne, ou les faire reconnaî-tre par des gens sûrs & intelligent;ce qui doit Te faire à petit bruitde jour & de nuit.
De jour on n’a pas la liberté deRapprocher de bien près , à moinsqu’on ne le faílê presque seul, par-ce que les gardes avancées de laPlace 8e le canon inquiètent,quandon est accompagné , 8e empêchentRapprocher.
Le mieux est d’avoir de petites