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Tome troisieme.
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gardes avancées derrière foi, ca-chées dans des haies ou dans quel-que sodé , soutenues par d’autresun peu plus éloignées , à Ja faveurdesquelles on s’avance seul , outrès-peu accompagné. Cette pra-tique réussit presque toujours. Cefont de ces sottes de choses qu’tlfout dérober, comme on peut ,k y revenir plusieurs sois.

Cette maniéré de reconnoîtrc laPlace n’inlìruit gueres que d uchemin à tenir pour les attaques >du nombre & de la grandeur desbastions, des cavaliers , des de-mi-Iunes, ouvrages à corne , re-tiens , chemins couverts, Sic. cequi est toujours beaucoup.' Maiss’tl y a des fonds près de la Place,& autres couverts qui puissent êtrebons à quelque chose,on a peine àles démêler, & d’ordinaire on neles reconnoît que fort imparfaite-ment , non plus que les eaux dor-mantes , & courantes qui fontprès de la Place.

Pour bien démêler tout ceci,il fout les reconnoîtrc île nuit ,bien accompagné , aíin de les pou-voir approcher & toucher , com-me on dit, du bouc du doigt, cequi ne se fait pas fans péri) , en-core ne voit-on pas grand’chofe :mais le matin en se retirant peu àpeu avec le jour on découvre cequ’on vouloir voir d’une maniéréplus parfaite. C’est en quoi il nefout rien négliger ; car on tire degrands avantages d'une Place bienreconnue.

Au surplus , ce n’est pas unechose bien aisée que de démêler lefort & le foible d’une Place. Ona beau la reconnoîtrc de jour &de nuit , on ne spart pas ce qu’elleenferme en elle-même , si on nel’apprend par d’autres, c’est pour-quoi il ne faut rien négliger.

II n’y a point de Place qui n’ait

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son fort & son foible, â moinsqu’elle ne soit d’une constructionrégulière , dont les parties de mê-me qualité sont toutes égales ín-tr’elles , & situées au milieu d’iineplaine rase , & qui n’avantage enrien une partie plus que Pautre ,tel qu’est le Neuf-Brisack.

Pour lors on la peut dire égale-ment forte & foible par-tout. Ence cas , il n’est plus question qued’en résoudre les attaques par rap-port aux commodités, c’est-à-direpar le côté le plus à portée duquartier du Roi, du parc de l’ar-tillerie , des lieux dont on peuttirer des fascines & tles gabions ,& des accès les plus commodes.Mais comme il se trouve peu dePlaces fortifiées de la forte , & quepresque toutes sont régulières enquelques parties , & ir régulièresen d’autres , par rapport à leur»fortifications , presque toujourscomposées de vieilles & de nou-velles pieces , elles ont presquetoutes quelque défaut, ou quelqueavantage par rapport à la situationplus grande à un côté qu’à l’autte,ou par rapport à la campagne desenvirons : ce qui fait une diver-sité qui exige différentes observa-tion .

Si 1a fortification d’une Placequ’on reconnoît, a quelque côtésitué fur un rocher de vingt-cinq ,trente, quarante , cinquante onsoixante pieds de haut, si ce ro-cher est sain & bien escarpé, ondoit regarder la Place inaccessiblepar ce côté-là. Si ce rocher bat anpied d’une rivière d'eau couranteou dormante , ce sera encore pis.Si quelque côté en plein terreinest bordé par une rivière , qui nesoit pas guéable , qui ne puisse êtredétournée , &qni soit bordée ducôté de la Place d’une bonne for-tification , capabie d’cn défendis