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Tome troisieme.
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Hues du nombre & grandeur de§bastions , cavaliers , dcmi-lunes ,ouvrages à cornes » redens , che-mins couverts* Pour ies fonds prèsde la Place & autres lieux cou-verts , on a de la peine à les dé-mêler : on ne le fait ^'imparfai-tement. On les va reconnoitrc lanuit bien accompagné, ce qui neTe fait pas fans péril ; & le ma-tin en se retirant peu à peu avecJe jour , on découvre ce qu'onvouloir voir d’une maniéré plusparfaite. U’une Place bien recon-nue , on tire de grands avantages.

11 n'y en a point qui n’ait Ionfort & son foible, à moins qu’ellene soit d'une construction régu-lière, c’est-à-dire, qu’clle n’ait tou-tes fes parties égales entr’elles, &qu’elle ne soit située dans une rate& vaste campagne , qui l'environ-ne à perte de vue » & n’avantageen rien une partie plus que Pau-tre , tel que le neuf Brifack. IIse trouve peu de Places fortifiéesde cette forte , & l'on en fait lesattaques par le côté le plus à por-tée rìu quartier du Roi, du parcdc l’artillerie , &. des lieux donton tire des gabions & des fasci-nes. Pour les autres. qui font com-posées de vieilles & de nouvellespieces » & qui ne sont 4 pas fansdéfaut & fans quelque avantage ,on les attaque suivant leur situa-tion. Au mot òe Place, j’ai parlédes différentes situations des P.a-ces, & j’y renvoie le Lecteur.

Qnand on est instruit de la qua-lité des fortifications, on examinesi quelque rideau , chemin creux ,ou inégalité de terrein peut favo-riser les approches , & épargnerquelque bout de tranchée ; s’il n’ya point de commandement quipuisie servir j-si le terrein par oùsc doivent conduire les attaquesest doux & aisé, ou s’il est dur ,Totn. UL

mêlé de pierres , cailloux » rocail-les , ou de rochers.. Si le terreinest aisé à manier , on y fait ciebonnes tranchées, s'il elt mêlé dcpierres & de cailloux » elles fontplus difficiles à faire , & les éclats'du canon y font dangereux»

On fait encore entrer dans lareconnoisiànce des Places celle deslieux couverts pour l’établisièmentd’un petit parc , d’un petit Hôpi-tal , d’un champ de bataille pourPasl'emblée des troupes qui doi-vent monter à la tranchée , 8cd'endroits propres à placer les gar-des de la Cavalerie. Le petit parcse place en quelque lieu couvert kla queue de la tranchée de chaqueattaque. 11 est garni d’une certainequantité dc poudre , dc balles ,grenades , machines , pierres àfusil, haches , blindes , mantelets*outils , &c. & ils servent dans lescas preslàns ; car ce seroit tropde peine de les aller chercher augrand parc, quand on tn a be-soin. Près du petit parc , est le pe-tit Hôpital où sont les Aumôniers& les Chirurgiens. II est garni detentes, de palislàdes , de mante-lets & de remedes pour les pre-miers appareils des blessures. Ou-tre cela , chaque bataillon mcncavec loi son Aumônier, son Chi-rurgien-Major, & ses Fraters, quine quittent pas la queue de leurtroupe.

Comme le champ de bataillepour rassemblée des gardes de latranchée demande beaucoup de ter-rein » il est d’ordinairc hors de laportée du canon de la Place, Ostcherche toujours ie foible d’unePlace pour l'attaquer par préféren-ce à tout autre endroit, à moinsque quelque raison extraordinairen’empcche d’en user tout autre-ment. Quand on a reconnu uNSPlace, on fait un recueil deL b