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Tome troisieme.
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tem-rques avec un plan, 8c otvJ es propose a u Général ,à à ce-lui qui commande l’arultcne, avecqm on agit de concert , & onconvient du nombre des attaques& de l'abondance des munitions.II y en a qui désapprouvent lesattaques fausses , parce que c'est deI- peine & de la dépensc perdue ,& que Pcnnemi au bout de troiso.u quitte jours dç tranchée OU»verte, s’apperçojt de leur fausse-té » n'en fait plus dc cas, 5c lesméprise.

On ne fait aussi gueres d’atta-ques séparées , à moins que la gar-nison ne foie irès-foib.le , Le l'ar-niée très-forte. Mais les attaquesdoubles font les plus faciles & lesmeilleures , elles font plus aiséesà servir , elles peuvent s’cntre-íe-courir » elles se loutiennent mieux,fy font faire diversion des forcesde la garnison ; il y a des cas ex-traordinaires» où. on ne peut fairequ’une attaque : c'est quand lesfronts attaqués (ont si étroits qu'iln’y a pas dVlpace pour en pouvoirdévelopper deux.

Lorsque les attaques font réglées,on régie les gardes de la tranchée .Tlnfanterie fur le pied d’être pourle moins aussi forte que les troisquarts de la garnison » 8c la Cava-lerie d’un tiers plus nombreuseque celle de la Place ; de sorte quesi la garnison clt de quatre milleJiojpmes de pied, la garde de latranchée doit être au moins detrois mille : Si si la Cavalerie dela Place est de quatre cens che-vaux , ii faut que celle de la tran-chée foie de six cens. Autrefois ,pour bien-faire le fiégt d’une Pla-ce , on vouloir que l’armée assié-geante fut dix fois plus forte quela garnison ; c’est-à-dire que si elleétoit de mille hommes , Parméedevoir être dc di& mille & ainsi

du reste: si Ton considéré touteiles manœuvres auxquelles les trou-pes font obligées pendant un siège ,on n'en fera pas surpris. 11 fauttoujours monter & descendre dela tranchée » fournir des Travail-leurs de jour & de nuit ; garderdes lignes , escorter des convois& des fourrages , faire des fasci-nes, aller au commandement ,aupain , 8íc. Enfin une armée esttoujours occupée, mais il est vraique les sièges duroient le double& le triple de ce qu'ils durent au-jourd'hui , Lî. l’on faisoit de plusgrandes perte».

Aujourd’hui les attaques fontplus sçavanies , cependant si l’onétoit obligé de faire la circonval-lation d’une Place , une armée dedix mille hommes ne pourroit pasattaquer une Place où il n’y enauroic que mille , parce que lescirconvallations se réglant sur laportée du canon de la Place , &sur les défauts & les avantages desenvirons , on est contraint de lafaire aussi étendue pour les petitesque pour les grandes armées. IIn'y a point de circonvallation , sipetite qu’elle soit , qui n'ait aumoins cinq lieues communes deFrance, par la supputation de tousles habiles Ingénieurs , & unear*mée de dix à douze mille hommesn’y pourroit pas fournir en servantà tontes les attaques 6c aux autrescorvées d'un fiège.

SIÈGE á la maniéré des Turcs,Le Turc ne procède pas dans lessièges de la même maniéré que les.Allemands & nous. II ne prendpoint de Places éloignées les unesUes autres : ii attaque de procheen proche, & ne s'amufe point kdes entreprises dc peu de consé-quence.

II ne fait point de lignes decirconvallation à soacamp , maie