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Vol. I.
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III
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AVANT-PROPO S.

III

les cartes que j^ai fait graver représentent, ôc la relation que Césaren fait, qui m’a le plus rasturé fur leur bonté, 6c m’a servi de preu-ve que du moins il n’y manque rien d’estentiel.

S’il est utile à tout écrivain qui entreprend d’exposer les guerresdes Grecs 6c des Romains, de connoître le pays qui en fut le théâ-tre, il ne lui importe pas moins dé saisir 6c d’approfondir le vrai sensde ce qu'en disent les anciens auteurs. Avant l’invention de l’impri-merie, les copistes souvent distraits 6c ignorans, ne pouvoient man-quer en transcrivant les livres, de faire bien des fautes. Aulîì les fa-vans littérateurs qui publièrent d’après les manuscrits les premiereséditions des anciens auteurs, employerent-ils toute leur érudition àcorriger ces méprises, 6c à tirer des différentes leçons celles qui ré-pondoient le mieux au fil de la narration & au génie de la langue.En attachant à ce travail une grande importance, on sAst procurédes éditions affez bonnes 6c allez correctes de presque tous les an-ciens auteurs qui font parvenus jusqu’à nous.

Mais ces littérateurs, quelques fa van s qu’ils ayent été, n’enten-doient pour la plupart, presque rien aux objets qui concernent l’art dela guerre, 6c de là vient qu'on rencontre si souvent dans les récitsmilitaires, où ^intelligence du sujet auroit dû conduire l’esprit du cri-tique, des passages louches 6c évidemment corrompus.. Les com-mentaires de César 6c de Hirtius n’en font pas plus exempts que lesa mres monumens de l’antiquité, malgré les foins des savans distin-g u es qui nous en ont donné diverses éditions. Qu’on prenne dans1 histoire de la guerre d’Afrique le morceau qui nous représente sor-dre de bataille des deux armées de César 6c de Scipion près d’U-

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