iv AVANT - PROPOS.
Zita, tel qu’onje lit aujourd’hui dans les livres, &C on ne pourra que1e trouver confus & inintelligible; au lieu qu’en rétablissant le texte,comme je fiai fait, fur les manuscrits, il devient très-clair & propreà noUS donner une idee juste de la maniéré dont les JR.omains. ran-geoient leurs légions en bataille. J’ai prouvé qu’une semblable mé-prise des copistes obscurcit la relation que donne Hirtíus de la bataillede Thapfus, & il me seroit aisé d’en accumuler les exemples. IIexiste une traduction grecque des sept livres des guerres des Gaulesíaite, à ce qu’on croit, il y a quatre siécles, par Maxime Planudes.On n'a qu’à la comparer avec le texte pour découvrir quelque fois lestraces de bonnes leçons qui s’étoient conservées dans l’exemplahreque le traducteur a suivi. Si les écrivains qui ont st étrangementmultiplié les ouvrages d’Alésie, avoient consulté cette version, ils seseroient peut-être gardé ^interpréter mal les paroles de César, &auroient moins choqué la vraisemblance.
J’ai également trouvé dans la partie du texte de Céíâr qui traitede fa guerre en Espagne , dissérens passages qui portoient encoreì’empreinte des altérations qu’ils avoient subies par la main des co-pistes. J’en ai jette la discussion dans les notes pour ne pas inter-rompre le fil de ma narration. II n’yaura que peu de lecteurs quiauront quelqu’intérêt à l’approfondir. U l eur ssssra de sappercevoirque le résultat en est conforme au bon sens, & qu il est tel qu ils se leseroient imaginé eux-mêmes.
J’ai encore à rendre compte de remarques & (Inobservations d unautre' genre que j’ai jugé à propos d’ajouter à mon exposé. Célar enécrivant l’hNoire de ses guerres avec cette simplicité & cette clarté de