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Vol. I.
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XVIII
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XVIII AVANT - PROPOS.

bat, ne fera jamais qu’accîdentelîe & s’établira par une évolution aussiíìtnpîe que facile à exécuter. Aussi voit-on dans un jour de batailleoù les armées occupent de part & d’autre une grande étendue deterrain, qu’il n’y a la pîûpart du temps que la moindre partie qui sevoit à méme daller à l'ennemi, tandis que le reste tient ferme dansses postes 6e se fait ressource de son feu. Pourquoi Ja troupe mê-me à laquelle le terrain permet d’aîler à l’attaque de plein pied, quit-teroit-elle sordonnance qui lui assiire la ressource de son feu, pour semettre sur huit rangs de hauteur, avant le moment où selon le nouveausystème du Chevalier, elle doit s’ébranler & choquer T ennemi labajonette au bout du fusil ì

II n’y a donc pas des motifs astèz puissants pour nous engagerà revenir à l’ordonnance des anciens & à changer nos bataillons encohortes. Ce qui a porté le Chevalier Folard & d’autres à dé-crier la tactique des modernes, a été ce me semble le peu d’occa-fions qu’ils avoient de s’instruire de ses véritables propriétés & desavantages dont elle est susceptible. Ils ont mis sur le compte de sartles écarts de ceux qui Pexerçoient.

Mais ssautoient-iís pas changé d’opinion, s'ils avoient vu ma-nœuvrer les armées du Roi de Prusse? Ce grand homme est inti-mement convaincu de la vérité de l’axiome du Chevalier de Maize-roy, savoir qu’il faut aborder sennemi aussi promptement qu’il estpossible. C est le but 6c 1 esprit de la plupart des évolutions quh’lenseigne a ses troupes, fans qu il ait jamais rencontré dans leur or-donnance des obstacles qui s'y soient opposés.