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Vol. I.
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AVANT-PROPO S.

Ligne contigue à quatre rangs de hauteur ; afin de faire usage de leurfeu. cette maniéré Mr. de Maizeroy íe flatte de pouvoir join-

dre la supériorité de nos armes à tous les avantages de la tactiquedes anciens.

Si cet habile officier veut, que les cohortes se dédoublent &qu’elles se mettent à quatre rangs pour faire feu, on voit qu il estconvaincu que sordre de profondeur n’est pas celui qui convient àffemploy de nos armes. Mais comme il est démontré par 1 expérien-ce 6>c par la théorie, qu’un bataillon à trois rangs tire avec plus d aisan-ce, de vitefle 6c d’ordre que ne le fait un bataillon a quatre rangs, Scqu’en se paffànt de ce quatrième rang inutile, il gagne par 1 etenduë deson front, pourquoi sacrifier des avantages fi considérables a celui demarcher à sennemi avec des cohortes à huit rangs? II eft encore cer-tain, supposé qu’il fut néceflaire de doubler les rangs pour se jetteravec plus de forçe fur l’ennemi, qu , une troupe rangée fur fix rangs fè-roit le même effet qrdune autre qui en auroithuit, surtout contre lesbataillons qui n’en ont que trois.

Je ne crois pas non plus qu’il soit conforme aux vrais princi-pes d’une bonne tactique de choisir pour l’ordonnance primitive celledes cohortes, ou de commencer par se présenter a 1 ennemi avec laprofondeur de huit rangs. Parcequfil est évident, que 1 objet prin-cipal du fusil est de tirer, & que la bajonette de quelque utilité quellesoì h n’est que I’acceffòire. II est donc naturel, fi l’ordonnance d’unettoup e doit être analogue à la propriété essentielle de ses armes,de former des bataillons &c non des cohortes. Cette derniere or-donnance que Mr. de Maizeroy juge feule capable de decider le com