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Vol. I.
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GUERRE DE CÉSAR

Caton auroit trouvé dans les armes même qu’on destina pour le chafler deÎIsle,les moyens de s’y maintenir. César s’étant rendu maître de la Sicile demême que de la Sardaigne, où Valerius fut détaché avec une légion, n’eucplus rien à craindre du projet qu'avoir conçu Pompée de le contraindreà quitter fa conquête, faute de pouvoir y subsister.

Pour mettre l’Italie même en fureté contre les entreprises de l'Ennemi,César partagea l’Armée en différens corps, Sc les posta dans la P ouille Scdans cette pointe de 1 Italie, qui est vis-à-vis de la Grece Sc qu’on appelleaujourd hui la terre de Luce, aux endroits où ils étoient le plus à portéed’empêcher des descentes, au cas que l’envie vint à Pompée d’en faire pen-dant son absence. II mit surtout de fortes garnisons dans les ports de merde Brindes, de Tarente & d’Otrante, Sc défendit absolument toute commu-nication avec l’ennemi. Les troupes qu'il y employa furent toutes compo-sées des légions nouvellement levées. Mais la vieille armée avec laquelle ilavoit fait la conquête, fut postée de l’autre côté de l’Italie, fur les frontiè-res qui féparoient pour lors l’Italie proprement dite, de îa Gaule Cisalpine.App'ten i. c. Une partie s’établit aux environs deRimini, & le gros de l'armée resta àDion c-.it. Plaisance sous les ordres de Licinius Crassus. De cette maniéré il s’assuraXI Oros!' de l’Italie par les deux extrémités, & fe ménagea un corps de réservé, tou-liv. vr. j olirs prêt à porter du secours par tout, où le besoin en exìgeroit. Lépidusâ IJ ‘ eût le Gouvernement de la ville de Rome avec quelques troupes qu’il luilaissa, Sc Marc Antoine le plus aétif Sc le plus attache de ses Généraux, com-manda en chef toutes ses armees en Italie. II lui avoit donné ordre demême qu'à Hortenfìus Sc à Dolabella, de faire construire, Sc d’équipper au-tant de vaisseaux qu'ils pourroient, & de continuer les levées avec toute ladiligence possible, tant pour recruter les nouvelles légions que pour en aug-menter le nombre. César s’etant rendu maître des sommes immenses, quidès longtemps s’étoient accumulées dans le trésor public, se trouva assezen état de faire face aux grandes dépenses, que ces arrangemens deman-daient. En partant de Rome, il n’ammena que trois de ces légions qu’ilavoit nouvellement levées. Ses ennemis qui leur íùppofoient peu de bonusvolonté Sc Rattachement pour ses intérêts, fe flattoient envahi qu’elles nemanqueroient pas de l'abandonner dans l’occasion. César fut en tirerparti, sans les mettre dans le cas de lui nuire, en ne les employant qu’ausiège de Marfeilles. II ne fe servit dans la guerre contre les vieilles troupes de